10 découvertes sur la maladie d’Alzheimer

Dans le cadre de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre dernier, AvantÂge, le centre de promotion de la santé des aînés de l’IUGM*, a présenté une conférence de la Dre Sylvie Belleville** devant quelque 160 personnes. Intitulé « Maladie d’Alzheimer : 10 percées importantes des 10 dernières années », l’exposé offrait un tour d’horizon complet des grandes découvertes réalisées à travers le monde sur cette maladie, notamment dans le domaine des neurosciences, du diagnostic précoce, de la prévention et des interventions non pharmacologiques.

Nous y avons appris que 50 % des cas de la maladie d’Alzheimer seraient liés à des causes modifiables, notamment le fardeau vasculaire (diabète, obésité, tabagisme, hypertension), la sédentarité et la faible activité cognitive. Par conséquent, selon les plus récents résultats de recherche, les personnes plus éduquées, stimulées intellectuellement, ayant un réseau social riche, pratiquant des activités physiques et ayant une bonne santé vasculaire seraient mieux protégées contre l’impact du vieillissement cérébral et de la dégénérescence du cerveau, ainsi que contre l’apparition de maladies cognitives telle la maladie d’Alzheimer.

Bonne nouvelle, car si nous ne pouvons pas choisir notre génétique, nous pouvons choisir notre style de vie et nous aider à nous protéger contre cette maladie en plein essor : au Canada, 750 000 personnes en sont atteintes. D’ici 15 ans, ce nombre doublera.

Les gens présents ont aussi appris que, selon les données de recherche, peu importe notre âge ou le fait que nous ayons déjà des troubles cognitifs légers ou non, il est possible d’augmenter la plasticité cérébrale dans les stades précoces de la maladie d’Alzheimer. En gros, il s’agit de conditionner des parties du cerveau à faire le travail d’autres qui ne fonctionneraient plus aussi bien. Sachant que la plasticité aide la personne atteinte à repousser dans le temps les effets de la maladie, nous avons tout intérêt à la développer.

Lors de la conférence, les 10 percées suivantes ont été discutées :

  • Le diagnostic de la maladie se fait environ 10 à 15 ans après son apparition dans le cerveau.
  • Des tests simples et non invasifs permettent de devancer le diagnostic de 2 à 4 ans.
  • 50 % des cas de maladie d’Alzheimer sont liés à des causes modifiables.
  • Certaines personnes ont la pathologie de la maladie d’Alzheimer mais aucun symptôme.
  • Les femmes sont plus susceptibles de développer la maladie.
  • Retirer l’amyloïde du cerveau n’a aucun impact sur les symptômes.
  • La maladie se propagerait dans le cerveau de neurones en neurones.
  • Il est possible d’augmenter la plasticité cérébrale dans les stades précoces de la maladie d’Alzheimer.
  • Ce sont les troubles du comportement – et non de la mémoire – qui précipitent l’institutionnalisation des personnes atteintes de démence.
  • Stimuler les souvenirs anciens (moins affectés par la maladie que les plus récents) permet de calmer les patients et de leur donner des repères qui les apaisent.

 

Il est possible de visionner la conférence sur YouTube ou de télécharger gratuitement les diapositives de la conférencière en cliquant ici

Pour en savoir plus sur AvantÂge

AvantÂge offre plusieurs conférences gratuites et des formations spécialisées basées sur les plus récents résultats de recherche. Elles s’adressent aux gens de 55 ans et plus et débuteront le 5 octobre.

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 * Institut universitaire de gériatrie de Montréal du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

 ** Dre Sylvie Belleville, Ph. D., chercheuse, directrice du Centre de recherche de l’IUGM, professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal, codirectrice du Consortium pour l’identification précoce de la maladie d’Alzheimer – Québec (CIMA-Q) et spécialiste de renommée mondiale de la mémoire.

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