3 secrets pour être plus heureux

Pour clore cette Semaine de la santé mentale, nous vous proposons d’adopter au moins une de ces techniques afin de favoriser votre bonheur. Parce qu’être heureux, ça s’apprend aussi.

Bougez, même si c’est juste un peu

Un minimum d’activité physique contribue à vous rendre plus heureux. C’est du moins ce qu’atteste la vaste revue scientifique entreprise par The Journal of Happiness, qui a recensé 1142 publications où l’on faisait état des liens entre l’exercice et l’humeur.

Au total, le nombre de sujets sondés atteint les 500 000 individus. Et pour la vaste majorité d’entre eux, le lien entre la bonne humeur générale et le mouvement du corps est indéniable.

Peu importe l’activité, sa durée ou sa fréquence. Même les personnes qui se contentaient de faire du yoga ou de marcher quelques fois par semaine témoignaient d’un état de bonheur supérieur à celui des sujets qui ne faisaient aucune activité.

Les chercheurs voient aussi dans ces activités la possibilité de socialiser, ce qui contribuerait sans doute aux résultats favorables, puisque les contacts humains sont d’importants vecteurs de bonheur.

Affrontez vos pensées négatives

C’est bien connu : même dans une mer de compliments, nous avons tendance à faire une fixation sur LE commentaire désobligeant qui fait tache.

Les ruminations négatives ont cependant un effet pervers, et elles peuvent nous mener à voir la réalité à travers une sorte de prisme déformant qui peut conduire à la déprime.

Malgré toute notre bonne volonté, nous sommes nombreux à être assaillis par ces pensées négatives, et nous devons apprendre comment négocier avec elles.

Il faut donc agir comme le ferait un thérapeute en ne se contentant pas de chasser ces pensées, mais en les mettant à l’épreuve en nous demandant si, par exemple, nous ne sommes pas en train d’exagérer l’importance que nous donnons à un événement, un geste, une parole. Il faut aussi les mettre en contexte : en quoi cela met-il en péril nos relations, notre carrière, notre réputation? Est-ce vraiment grave?

Apprendre à tenir tête à ses pensées sombres et à relativiser permet d’aller de l’avant et de ne plus être paralysé par le moindre écueil, soit-il réel ou, comme c’est souvent le cas, plutôt exagéré.

Tenez un journal

Il suffit parfois qu’un ami nous demande si ça va pour que, soudainement, nous nous adonnions à une certaine introspection qui nous oblige à prendre conscience de ce qui nous affecte et, visiblement, contamine notre humeur.

Tenir un journal sur une base régulière en faisant preuve d’honnêteté permet de plonger à l’intérieur de soi-même et de prendre du recul pour mieux s’observer.

Attention : être honnête ne signifie pas déverser son fiel comme un troll en manque d’attention sur les réseaux sociaux, ou encore s’apitoyer sur son sort en entretenant un discours autodestructeur.

Il s’agit simplement de recenser ce qui va bien ou moins, tout en faisant preuve d’empathie envers soi-même. Voyez-y l’occasion de revenir sur ce qui vous rend heureux, ce qui vous accable, et de réfléchir sur les moyens de favoriser ce qui contribue à votre bonheur. Dans un monde où la vie intérieure, la quête de sens et la spiritualité sont souvent happées par le quotidien et le divertissement, ce temps pour soi est providentiel.

Partager: