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Adieu « poids santé », bonjour « poids équilibre »

Les temps des fêtes est terminé, et avec tous les beaux moments qui demeurent en tête, restent aussi d’autres souvenirs moins agréables, stockés un peu plus bas. Comme quelques kilos en trop.

Avant de paniquer, de se lancer dans un régime insensé, la nutritionniste Andréanne Martin propose de mettre nos connaissances à jour. C’est ainsi qu’on apprendra, par exemple, que le concept de poids santé est en voie de disparition.

Les temps des fêtes est terminé, et avec tous les beaux moments qui demeurent en tête, restent aussi d’autres souvenirs moins agréables, stockés un peu plus bas. Comme quelques kilos en trop.

Avant de paniquer, de se lancer dans un régime insensé, la nutritionniste Andréanne Martin propose de mettre nos connaissances à jour. C’est ainsi qu’on apprendra, par exemple, que le concept de poids santé est en voie de disparition.

« On ne parle plus vraiment de poids santé, explique la nutritionniste de Québec, mais de poids équilibre ». La différence ? C’est simplement que les métabolismes ne sont pas tous les mêmes, et qu’ainsi, malgré d’immenses efforts, et l’adoption d’un mode de vie exemplaire, il est possible de ne jamais atteindre sa cible de poids santé.

« Mieux vaut viser le poids équilibre, puisque c’est celui qu’on retrouvera naturellement. Si on a un bon mode de vie, de bonnes habitudes alimentaires et d’activité physique, c’est un poids qu’on retrouvera, même si on fait quelques excès pendant une fin de semaine. » De la même manière, si au prix d’efforts colossaux on parvient à descendre sous ce poids, il est fort probable que le corps nous y ramène. « Souvent, explique Madame Martin, le corps va stimuler l’appétit pour y revenir. Et c’est pire encore si on fait souvent des régimes, ce qui fait augmenter le poids équilibre. Car à force d’être privé, le corps adopte le réflexe de stocker plus de gras pour se protéger des pertes massives. »

Adieu poids santé, adieu aussi IMC

On s’est longtemps aussi fié à l’indice de masse corporelle (IMC), afin de déterminer si une personne est en bonne santé ou pas. C’est à dire si la quantité de gras qu’elle stocke dans son corps peut induire différentes maladies.

« On utilise plutôt de tour de taille, désormais », annonce la professionnelle. « Avec le temps, on s’est rendu compte que l’IMC pouvait être trompeur, et, par exemple, qu’il pouvait surestimer la quantité de gras chez une personne en pleine forme, et la sous-estimer chez une autre personne qui ne fait pas de sport », expose-t-elle.

Nous voici donc revenus au bon vieux tour de taille.

Pourquoi doit-on le mesurer ? Pour les mêmes motifs qui nous poussaient à calculer l’IMC : prévenir les maladies liées au surplus de poids. Chez les femmes, donc, on voudra maintenir un tour de taille entre 80 et 88 cm, inclusivement. Chez les hommes, la marge s’étend de 94 à 102.

Mais qu’arrive-t-il si on dépasse un peu ?

« Tous les nutritionnistes ne s’entendent pas là dessus, avoue Madame Martin. Certains diront que l’on peut être en santé quand même. Mais je fais partie de ceux qui croient qu’il faut essayer de réduire au maximum les facteurs de risque entourant les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type deux et les troubles métaboliques qui sont tous liés au surplus de poids. »

Le suivi

L’experte insiste cependant que, pour plusieurs, il est préférable d’aller cherche de l’aide afin d’obtenir ces résultats en maintenant une alimentation équilibrée, qui ne nuira pas non plus à sa santé. « Et puis il faut trouver ensemble les moyens d’y parvenir en respectant l’horaire, les besoins, les capacités de chacun. »

Enfin, il faut éviter les régimes contreproductifs. Il arrive qu’ils nous paraissent plein de bon sens. C’est ce que la publicité veut nous faire croire. Mais avec le temps, on finit par se rendre compte de leur absurdité.

 

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca