Adoptez les déplacements actifs

Tout l’été, nos articles portent sur des gestes que vous pouvez poser et des attitudes que vous pouvez adopter dès maintenant pour prendre votre santé en main. Cette semaine: les déplacements actifs.

Les longs trajets qui nous mènent de la maison au travail contribuent à l’épuisement professionnel. Pas étonnant, donc, que de plus en plus d’entreprises s’installent en périphérie des centres-villes ou, à l’inverse, investissent temps et argent dans l’adoption des transports alternatifs par leurs employés.

Comme l’indique la recherche en matière de déplacements, la frontière des heures passées en voiture pour se rendre au travail se situe autour des 20 minutes. Après ce cap, le stress devient un facteur important, et il s’accumule, provoquant un excès dommageable de cortisol dans l’organisme.

Les personnes les plus touchées sont celles qui vivent en banlieue et doivent se diriger vers de grandes municipalités comme Montréal et Québec.

Or, c’est aussi là que les installations de transport alternatif sont le mieux développées. Et contrairement à la croyance des automobilistes, leur utilisation donne aux usagers un sentiment de contrôle supérieur à celui que ressentent ceux et celles qui conduisent jusqu’au travail chaque jour. Les trajets sont sûrs, les voies souvent réservées, donc le temps de déplacement est constant, et en ville, les solutions de rechange pour circuler se multiplient.

Et si prendre son vélo ou marcher pour aller au boulot permet de s’aérer le cerveau, cela donne aussi l’occasion de faire de l’activité physique. Comme notre temps est précieux, on fait ainsi d’une pierre deux coups.

Voici donc quelques trucs à tenter pour profiter de ces moyens de transport alternatifs. Les essayer, bien souvent, c’est les adopter. Et l’été, c’est le moment idéal pour commencer.

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Utilisez la techno

Le monde évolue, les transports aussi. Vous pouvez donc consulter les cartes interactives des autoroutes pour vous assurer que votre parcours en voiture se fera sans heurts. Mais vous pouvez aussi utiliser les sites et les applications pour vous familiariser avec d’autres modes de déplacement urbain.

À Québec, l’application Nomade, du Réseau de transport de la capitale, vous permet de vérifier en temps réel où se trouve votre autobus, et l’heure à laquelle il arrivera à votre arrêt. Plus besoin d’aller geler dehors en attendant, sans trop savoir jusqu’à quand vous devrez poireauter.

Si vous cherchez comment vous mouvoir de manière sécuritaire à vélo à Montréal, Vélo Québec offre une carte du réseau cyclable de la métropole, entièrement téléchargeable. L’organisme, qui fête ses 50 ans, produit aussi un guide d’initiation aux déplacements actifs.

Sur le site de la Société de transport de Montréal, on vous propose des itinéraires personnalisés en page d’accueil. Vous pouvez en plus vous abonner à la messagerie afin de recevoir des SMS en cas de panne ou de changements d’horaire du métro et des autobus.

Prenez ce temps pour vous entraîner

Vous êtes inscrit au marathon, au demi, à un raid de vélo de montagne, vous allez faire le chemin de Compostelle ou le Gran Fondo de New York? Voilà qui réclame pas mal d’heures d’entraînement. Et comme par hasard, on a installé de superbes douches au bureau. Alors courez ou roulez rapidement jusqu’au travail, et faites vos intervalles au retour. Quand on vous demandera où vous trouvez le temps de faire tout ce sport, vous pourrez répondre : et toi, tu passes combien d’heures chaque jour dans ton auto?

Stationnez votre voiture loin du bureau

Vous avez un enfant qui doit être conduit au hockey et une autre dont la garderie est complètement en dehors du circuit des transports en commun? Pourquoi ne pas simplement stationner votre voiture à 20 ou 30 minutes de marche du bureau?

Vous devriez ainsi parcourir entre 4 et 6 km par jour, ce qui correspond au nombre de pas recommandé quotidiennement afin de maintenir une saine dépense énergétique. La marche est encore un des moyens les plus efficaces de se garder actif et en santé.

Profitez-en pour économiser en trouvant un secteur où vous pouvez laisser votre véhicule gratuitement plutôt que de payer le gros prix pour le stationnement à deux pas du boulot. À Montréal, cette somme peut atteindre 4000 $ par an.

Utilisez les stationnements en périphérie

Si vous habitez loin du centre, vous pouvez laisser votre voiture à une gare de trains ou d’autobus, dans l’un des nombreux stationnements aménagés à cette fin. Si vous vivez loin du réseau de transport, ou si vous souhaitez éviter les bouchons à l’entrée de la ville, c’est idéal.

Profitez-en pour descendre un peu avant votre station habituelle et marchez jusqu’au bureau.

Mettez votre vélo sur l’autobus

D’avril à novembre, des supports à vélos permettent d’accrocher ceux-ci à l’avant du bus. Vous pouvez donc pratiquer le transport intermodal, et vous rendre à la porte de votre destination de manière efficace. Un beau mélange de transport en commun et de déplacement actif.

Notez qu’à Montréal, vous pouvez prendre le métro avec votre vélo, en respectant certaines conditions, et qu’il existe des stationnements à vélos, entre autres à la station Lionel-Groulx, où on a installé un abri-vélo ultra moderne et sécuritaire.

Mettez à profit votre temps de déplacement

Une des raisons qui rendent les déplacements actifs ou en commun plus relaxants, c’est qu’ils permettent de faire autre chose que d’être concentré sur le trafic. Vous pouvez en profiter pour vous avancer dans votre travail (cela vous donnera du temps pour faire du sport), ou alors pour rêvasser, lire un livre, écouter un podcast… Envisagez ces heures non pas comme perdues, mais comme libres. Ça aussi, c’est bon pour la santé mentale!

Faites marcher les enfants vers l’école

Instillez le goût des déplacements actifs à vos enfants en les accompagnant à l’école à vélo ou à pied jusqu’à ce qu’ils soient assez grands pour le faire seuls. Ou alors, organisez des groupes qui vont de rue en rue et passent prendre les petits en chemin. On appelle ce système pédibus : il a ceci de bien qu’il respecte les préoccupations sécuritaires des parents tout en permettant aux enfants d’être plus actifs dans leurs déplacements. Et d’apprendre à connaître leur quartier, aussi. Ce qui en fait un lieu moins anxiogène.

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