Young Drunk Man Sleeping On Table With A Glass Of Liquor

Alcool : mieux vaut fêter sans excès

Fêtes nationales, festivals musicaux, barbecues entre amis : les occasions d’abuser de l’alcool se multiplient pendant la belle saison. Mais quelles sont les conséquences physiques et psychologiques de l’excès d’alcool?

Fêtes nationales, festivals musicaux, barbecues entre amis : les occasions d’abuser de l’alcool se multiplient pendant la belle saison. Mais quelles sont les conséquences physiques et psychologiques de l’excès d’alcool? 

L’alcool se répand dans le sang à une vitesse incroyable : comme ses molécules sont minuscules, elles n’ont pas à suivre le parcours digestif complet pour y entrer. Elles sont ensuite relayées à tout l’organisme, à commencer par le cerveau, très irrigué, qui s’en trouve affecté.

Et c’est là que les problèmes liés à l’excès d’alcool commencent.

Troubles du comportement

C’est bien connu, l’alcool désinhibe. Pour certaines personnes très timides, sa consommation peut représenter une occasion de socialiser plus facilement. Mais l’excès, lui, peut mener à des comportements regrettables qui ne sont pas l’apanage des adolescents à leur première cuite.

Gestes déplacés, paroles blessantes, erreurs de jugement et autres actions déplorables peuvent avoir des conséquences sociales importantes, et provoquer des crises. Avec des amis ou au sein de son couple, par exemple.

Mais l’alcool altère aussi le jugement. Si bien qu’au Canada, 40 % des accidents de voiture sont liés à sa consommation.

Troubles physiques

Boire beaucoup a des effets importants sur le corps. Comme on a les réflexes engourdis, les risques de blessure augmentent. Et affecté par l’alcool, on aura plus souvent tendance à se nourrir de malbouffe.

Mais le fait est que, dès le premier verre, le corps met en marche une mécanique de transformation. Les vaisseaux sanguins se dilatent, le cœur accélère. Puis, le foie s’emploie à éliminer l’alcool. Mais il ne peut venir à bout que d’une consommation à l’heure.

La consommation excessive met donc le corps en état de surcharge, avec des conséquences immédiates, mais aussi différées. Irritation de l’estomac et de l’intestin, gueule de bois, maux de tête : les effets de l’abus ne sont pas dramatiques, mais répétés, ils peuvent provoquer des troubles physiques plus graves, s’attaquant au foie et à l’ensemble du système digestif.

Troubles psychologiques

L’alcool peut paraître euphorisant, mais c’est en réalité un dépresseur. Une bonne cuite peut provoquer des variations de l’humeur, et chez les personnes à tendance dépressive, il peut avoir des conséquences extrêmement néfastes.

Mourir d’avoir trop bu

C’est rare, mais on peut mourir d’avoir trop bu un seul soir, et ce de plusieurs manières. On a exposé les risques de blessure physique et les dangers de l’alcool au volant : ils peuvent entraîner la mort. Mais le corps peut aussi se retrouver en état d’intoxication grave, de coma éthylique, ou alors une personne trop ivre peut vomir et s’étouffer dans son sommeil.

Calculer son alcoolémie

Depuis quelques années, Éduc’alcool propose un efficace calculateur d’alcoolémie. Il est disponible en ligne, ou en application dans l’App Store.

On inscrit son âge, son sexe, son poids, puis ce qu’on prévoit boire au cours de la soirée. Le calculateur nous indique si nos envies dépassent ou non le bon sens.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca