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Apnée du sommeil 3 : Traitement très techno

Comme c’est le cas la plupart du temps lorsque la santé vacille, et que le corps montre des signes de faiblesse, il est difficile de composer avec un diagnostic de maladie.

L’apnée du sommeil n’échappe pas à ce phénomène.

Heureusement, les traitements évoluent rapidement, et aident à freiner les dommages provoqués par ces arrêts respiratoires à répétition qui ont une incidence catastrophique sur la santé.

Troisième texte d’une série sur ce mal qui sévit pendant qu’on dort. Ou enfin, qu’on essaie.

Comme c’est le cas la plupart du temps lorsque la santé vacille, et que le corps montre des signes de faiblesse, il est difficile de composer avec un diagnostic de maladie.

L’apnée du sommeil n’échappe pas à ce phénomène.

Heureusement, les traitements évoluent rapidement, et aident à freiner les dommages provoqués par ces arrêts respiratoires à répétition qui ont une incidence catastrophique sur la santé.

Bien cibler, puis traiter

Le dépistage demeure difficile, expliquait Josée Bergeron dans un article précédent. L’inhalothérapeute spécialisée en apnée du sommeil soutient que ce ne sont pas uniquement les personnes en surpoids qui devraient être mises sous examen, mais aussi toutes celles qui présentent des symptômes de fatigue importante, de somnolence, et dont la morphologie du visage répond aux facteurs de risque désormais en vigueur.

Le dépistage débute par un questionnaire, puis si les réponses sont concluantes, on procède à un test à la maison, à l’aide d’un petit module qui capte la position du corps, la respiration, la fréquence cardiaque.

« Nous travaillons avec des pneumologues afin de faire un diagnostic efficace », souligne Mme Bergeron, qui explique qu’en cas de détection de signes d’apnée obstructive, le traitement le plus commun est un appareil qui envoie une pression positive pendant le sommeil et dégage les voies respiratoires. « Ce sont des machines toutes petites, reliées à un masque. Ça a beaucoup évolué. Ça fait quinze ans que je travaille en apnée, et tout est désormais plus petit. Sans parler qu’on peut tout ajuster et contrôler à distance, grâce un modem. »

Et s’il ne s’agit pas d’apnée, on réfère alors les patients à des cliniques du sommeil où des examens plus poussés seront effectués.

Autres voies

Comme il existe plusieurs types d’apnée du sommeil, et aussi une poignée de causes, il se peut que d’autres traitements soient mieux adaptés.

« Chez les enfants, il est possible qu’on retire les amygdales, et ça va régler le problème. » Il existe aussi des prothèses dentaires, qui avancent le mandibule inférieur, ce qui peut être parfois efficace.

« La chirurgie est un dernier recours », précise l’experte, puisque c’est douloureux et assez peu efficace.

Vantant les mérites de la technologie au service des patients et de ceux qui les soignent, Josée Bergeron semble assez enthousiaste à propos des progrès de celle-ci. « Du dépistage au traitement, on peut les suivre, et si ça s’aggrave, en suivant la progression à distance, on peut intervenir très rapidement. »

 

À lire :

Partie 1 : Un mal trop commun

Partie 2 : Les dangers liés à l’apnée du sommeil

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca