Après l’AVC: éviter la récidive

Un premier AVC mineur est-il annonciateur d’un second, plus important, et donc plus grave? Pas nécessairement. Mais il importe de prendre toutes les précautions possibles pour l’éviter.

Comme nous l’avons vu dans un texte précédent, une panoplie de gestes peuvent vous aider à retrouver l’ensemble de vos fonctions (parole, mouvement, vision, etc.) à la suite de l’interruption du cours normal des jours que constitue un AVC mineur.

Ces accidents vasculaires cérébraux n’ont pas toujours des conséquences irréversibles. Mais ils provoquent aussi la crainte que survienne un autre épisode, qui serait cette fois beaucoup plus grave.

Signes de récidive

La première chose à savoir au lendemain d’un AVC, c’est la série de signes qui annoncent ce type d’accident. C’est l’acronyme V.I.T.E. qui les désigne :

Visage affaissé

Incapacité à lever les deux bras normalement

Trouble de la parole

Extrême urgence si un ou plusieurs de ces signes se manifestent, appelez le 911

Si les symptômes lors du premier AVC étaient différents, ou plus discrets, comme une perte d’équilibre ou des capacités visuelles, rendez-vous aussi immédiatement à l’urgence. «Je dis toujours à mes patients que j’aime mieux qu’ils reviennent à l’hôpital pour rien plutôt que de regretter de ne pas l’avoir fait à temps», résume le neurologue Marc Petitclerc.

Il existe des traitements rapides lors d’AVC qui sauvent des vies et améliorent considérablement les chances de moins souffrir de séquelles graves. «Alors on ne badine pas avec ça», insiste le médecin.

Les facteurs de risque

Certains types d’AVC présentent plus de risques de récidive que d’autres. Votre médecin vous aura informé de ceux-ci. Toutefois, plusieurs facteurs de risque peuvent être amoindris si vous modifiez vos habitudes de vie.

La sédentarité, la qualité de l’alimentation, le surpoids, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, le stress et autres habituels lascars associés à un mode de vie nocif pour la santé doivent être chassés et remplacés par des habitudes plus saines.

D’autres troubles ou maladies, parfois chroniques, peuvent aussi constituer d’importants facteurs de risque.

Il faudra donc travailler de concert avec les spécialistes concernés, comme souvent votre cardiologue. L’hypertension artérielle, la fibrillation auriculaire, le diabète, l’apnée du sommeil et un taux de cholestérol trop élevé comptent parmi les possibles facteurs de récidive.

«On ne répétera jamais assez l’importance du contrôle des facteurs de risque, termine Marc Petitclerc, soit par l’adoption de saines habitudes de vie ou par la médication.»

Pas de risques à prendre. On n’a qu’une vie, après tout.

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