Bien manger sur la route

Dans un précédent article qui faisait écho au thème de ce mois de la nutrition qui, cette année, met l’emphase sur l’importance de bien se nourrir pendant les heures de travail et malgré les horaires chargés, Andréanne Martin prodiguait quelques conseils pratiques. Comme par exemple, une liste d’essentiels à avoir sous la main, en tous temps, afin de pouvoir se bricoler un repas équilibré. Même sur le pouce.

Mais qu’en est-il de ceux qui passent beaucoup de temps sur la route, et sont parfois livrés à la tentation de la restauration rapide, dont les affiches ponctuent le paysage autoroutier ?

On contrôle ce qu’on peut

« Comme on est souvent dans les restaurants, expose la nutritionniste, il y a des choses sur lesquelles on n’a pas de contrôle. Comme la quantité de sodium (sel) dans les aliments. Alors autant que possible, il faut boire plus d’eau et faire plus d’activité physique qu’à l’habitude pour l’éliminer. » Réduire sa consommation de sel est un geste préventif afin d’éviter l’hypertension à long terme.

Si la nourriture est frite, marinée, accompagnée d’une sauce genre teriyaki, c’est un « piège à sodium ».

« Ensuite, ajoute-t-elle, il faut s’informer de ce qui accompagne le repas au moment de commander. L’idéal, c’est d’avoir un plat qui contient beaucoup de protéines, et qui est accompagné de légumes. Par exemple, si on commande du saumon, qui est accompagné de risotto, on fait remplacer une partie de celui-ci par des légumes »

« Et on mange lentement, à sa faim, pour ne pas terminer une assiette qui serait trop copieuse ».

Au dépanneur

Les collations posent elles aussi problème. Mais les stations-services et autres dépanneurs qui bordent les routes tendent à améliorer leur offre, qui ne se limite plus désormais à du chocolat et des boissons gazeuses.

Plusieurs ont même désormais leur propre boulangerie, ou une succursale de fast food dont le menu comporte quelques intéressantes avenues.

« La même règle qu’à l’habitude s’applique pour couper la faim sur la route, détaille Andréanne Martin : on cherche des protéines. Donc des produits laitiers, comme du yogourt, du fromage, ou des noix non salées, comme les amandes, qui ne sont pas trop grasses. Et aussi des légumes. On trouve de plus en plus de choses comme des sacs de mini-carottes dans les dépanneurs. »

Elle prévient aussi de se méfier des barres-repas : souvent très grasses, trop sucrées et caloriques.

Pour se nourrir sur le pouce, la nutritionniste propose des sandwiches garnis de « vraie viande », ou aux œufs, plutôt qu’aux charcuteries, trop salées. Elle suggère aussi de manger épicé, puisque cela active la sensation de satiété plus rapidement, tout en faisant attention à la composition de certains plats asiatiques. « Faites remplacer les vermicelles de riz par des fèves germées, si possible. »

« Enfin, dit-elle, on doit se poser la question : est-ce que je mange une collation parce que j’ai vraiment faim ? Et si oui, est-elle un complément de mes repas du jour ? ». Par là, elle entend que ces occasions de se nourrir devraient venir combler nos carences.

« Si on n’a pas mangé assez de fruits ou de légumes, c’est là qu’on se reprend », explique-t-elle. Et tant pis pour la Kit Kat qui nous fait de l’œil devant le comptoir.

 

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