Alushta Russia - August 11 2015: Man hand in Apple Watch with app Activity on the screen and Macbook. Apple Watch was created and developed by the Apple inc.

Bracelets connectés : dans l’actualité des assurances, dans le futur de la médecine

Les médecins pourraient bientôt prescrire des bracelets connectés afin de suivre leurs patients. Le futur de la médecine à distance arrive à grands pas.

Les médecins pourraient bientôt prescrire des bracelets connectés afin de suivre leurs patients. Le futur de la médecine à distance arrive à grands pas.

Tandis que l’introduction de programmes d’assurance incluant le port de bracelets connectés fait la manchette, les questions éthiques fusent. Ce qui est parfaitement légitime, d’autant que ces questions sont aussi au cœur de nombreuses préoccupations concernant la collision entre notre utilisation du Web et les principes de vie privée.

Cela n’arrête certainement pas le marché des bracelets, qui se prépare à faire quelques bonds en avant en ne se contentant plus seulement de prendre notre pouls et de faire le compte des pas marchés.

Le prochain objectif, c’est de faire le lien entre le patient et le médecin, grâce à des technologies avancées qui permettent de suivre un patient cardiaque en temps réel, de mesurer le taux de sucre d’un diabétique, et on en passe.

Présentation de deux projets qui, dans les traces d’Apple (et son ResearchKit), tentent d’amener cette technologie au prochain niveau.

Sano

Dix millions de dollars américains. C’est le financement qu’a obtenu Sano, l’an dernier, pour développer son nouveau bracelet qui devrait révolutionner notre rapport au sucre.

En effet, le produit, qui doit être commercialisé cette année, serait en mesure de tenir le compte du taux de sucre dans le sang en temps réel. Pour les patients qui doivent surveiller leur alimentation et qui peinent parfois à bien comprendre la nature de ce qu’ils ingèrent, mais plus encore de ce que les aliments produisent dans l’organisme, il pourrait s’agir d’une véritable révélation.

Pour les médecins aussi, puisqu’ils pourraient désormais faire le suivi des variations du taux de sucre de leurs patients, sans que ceux-ci aient à se soumettre aux ponctions d’un glucomètre qui nécessite une goutte de sang afin de donner le compte.

Comment ça fonctionne? On l’ignore encore. Tout ce qu’on sait, pour le moment, c’est que le capteur de silicone que développe Sano serait en mesure d’analyser plusieurs compositions chimiques, donc probablement la transpiration.

D’autres détails plus tard en 2016, tandis que la start-up de San Francisco viendra jouer sur le terrain des Fitbit, Jawbone, Garmin et Apple.

Google, encore

Un des principaux problèmes auxquels font face les médecins et les chercheurs, c’est le manque de fiabilité des patients et des sujets de recherche.

Google a donc développé un bracelet, au sein de son entité de recherche Google X, afin de transmettre des données en temps réel aux chercheurs.

Contrairement à Sano, qui vise un marché d’utilisateurs, Google souhaiterait plutôt que son bracelet devienne le premier objet connecté à être prescrit par les médecins ou employé lors d’essais cliniques.

On parle donc ici de capter et de transmettre une myriade d’informations en temps réel aux médecins. Et selon Google, l’objectif est de dépasser tout ce qui se fait en la matière en ce moment, en offrant une fiabilité de données inégalée à ce jour.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca