Group of four people in the gym, exercising their legs doing car

Cinq mythes à propos de l’activité physique

En pleine période de remise en forme d'après les fêtes, on est parfois mis devant des croyances erronées qui peuvent induire de mauvaises pratiques. Et en activité physique, ces croyances sont nombreuses.

Myriam Paquette, kinésiologue et ex-athlète universitaire en ski de fond pour le rouge et Or de l'Université Laval, en a répertorié cinq pour nous.

En pleine période de remise en forme d’après les fêtes, on est parfois mis devant des croyances erronées qui peuvent induire de mauvaises pratiques. Et en activité physique, ces croyances sont nombreuses.

Myriam Paquette, kinésiologue et ex-athlète universitaire en ski de fond pour le rouge et Or de l’Université Laval, en a répertorié cinq pour nous.

Il faut s’entraîner beaucoup pour améliorer sa santé

Au contraire ! Même une activité peu importante a une incidence sur des facteurs importants de notre santé générale, améliorant l’espérance de vie, réduisant les chances de maladie cardiaque, d’hypertension et de cancer du colon.

Donc, toute augmentation de dépense énergétique au delà du mode de vie sédentaire est favorable à l’amélioration de la santé. Un peu, c’est déjà bien. Mais évidemment, un peu plus, c’est encore mieux. Commencez donc par stationner votre auto à 15 minutes du travail tous les jours.

Je n’ai pas perdu de poids en m’entraînant, je n’en ai rien retiré de bénéfique

C’est faux. Il se peut que vous ayez compensé votre dépense énergétique en mangeant plus. Vous avez alors annulé les effets de perte de poids. Vous avez peut-être aussi gagné en masse musculaire, plus lourde que le gras.

Mais peu importe, en vous entraînant, vous avez amélioré votre condition physique. Vous vous sentez sans doute mieux, dormez peut-être mieux aussi. Vous avez aussi activé votre métabolisme, réduisant ainsi votre tension artérielle, le risque de maladie cardiaque, en plus d’améliorer votre profil lipidique et d’avoir une meilleure sensibilité à l’insuline.

Ça ne se verra peut-être pas sur la balance. Mais probablement lors de votre prochain bilan de santé, par contre.

Les personnes qui transpirent beaucoup sont en moins bonne forme

Faux. La transpiration permet au corps d’évacuer la chaleur. À l’effort, la chaleur produite augmente énormément, car le corps n’est pas une machine efficace et, de toute l’énergie produite, environ 75% est perdue sous forme de chaleur, alors que seul 25% sert réellement à produire un travail. Il y a donc beaucoup de chaleur à évacuer.

Il faut s’étirer avant et après l’entraînement

Surtout pas avant. On augmente les risques de blessure si l’étirement est trop prononcé. En plus, cela nuit à l’entraînement, parce qu’après un étirement, le muscle perd en puissance, et sera donc moins performant.

Pour l’après, il n’existe aucune preuve que les étirements réduisent les courbatures. Dans certains cas, c’est peut-être même le contraire.

Pour maigrir, il faut faire du sport à faible intensité

Comme un effort à une intensité autour de 50% à 60% de sa capacité maximum utilise les graisses plutôt que les sucres (glucides) comme carburant, on a longtemps fait durer le mythe d’une zone « lipomax », qui ferait maigrir.

Or, on sait qu’au final, ce qui compte pour maigrir, c’est de dépenser plus de calories qu’on en ingère. Peu importe comment on les dépense. Et pour en brûler beaucoup, il faut passer é-nor-mé-ment de temps en zone « lipomax ». Alors à moins de disposer de plus de deux heures par jour, mieux vaut s’entraîner moins longtemps et plus intensément pour dire au revoir au gras.

 

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca