Commencer l’entraînement

Il y a mille raisons qui vous y poussent depuis un moment. Il y a peut-être votre médecin qui vient de vous apprendre que votre embonpoint n’est plus exactement mignon et menace votre santé générale. Il y a aussi les nombreuses études qui démontrent que la forme physique est bénéfique pour le cœur, la respiration, les os, l’humeur, la santé mentale, et qu’elle tient à distance quantité d’affections comme la démence, l’insuffisance respiratoire, et bien d’autres encore. L’arrivée des enfants vous a également peut-être cloué à la maison.

Mais par où débuter, lorsqu’on veut commencer l’entraînement physique? En suivant ces trois principes.

Trouver ce qu’on aime

«Si tu n’aimes pas le sport que tu fais, tu vas abandonner, lâche Marc-Olivier Bouchard, kinésiologue. Il y en a qui aiment quand ça bouge, d’autres qui apprécient l’air du dehors, certains à qui la routine du gym convient parfaitement… Il s’agit de déterminer ce qui nous plaît, de faire des essais, et ensuite d’établir comment atteindre nos objectifs avec ces activités.»

Cela peut parfois demander un peu d’aide. Comme celle d’un coach pour vous concevoir un programme adapté, par exemple. Un investissement somme tout assez peu coûteux qui en vaut la peine lorsqu’on ignore ce qu’on doit faire. «Il ne s’agit pas seulement de faire un plan, mais de déterminer quelles sont les meilleures solutions adaptées à une personne en particulier.»

Créer des conditions gagnantes

Vous êtes du genre solitaire et low-tech? Prenez vos vieux patins à roues alignées ou vos souliers de marche, et sortez. «Pour quelqu’un de sédentaire, marcher deux fois 30 minutes par semaine, c’est déjà mieux que rien, dit Bouchard. Le défi, c’est d’ajouter du temps d’activité au fur et à mesure que les semaines avancent.»

Pour cela, peut-être aurez-vous besoin de motivation.

Ça tombe bien, il existe quantité de cours de groupe (natation, cardio piscine, cardio plein air, yoga, Pilates, etc.), de clubs de marche, de course ou de vélo pour profiter de sorties en groupe. Souvent, avoir rendez-vous avec une activité permet de mieux la planifier, et de ne pas l’éliminer de l’agenda par manque de motivation.

«Des fois, les gens ont peur des cours de groupe parce qu’ils croient qu’ils ne seront pas adaptés à leur condition physique ou à leur âge, mais en se renseignant, on se rend compte, au contraire, qu’il existe une multitude d’approches, pour plusieurs clientèles, soutient le kinésiologue. Par exemple, des entraînements en haute intensité pour les 50 ans et plus, ça existe; ce n’est pas du gros crossfit, mais ça permet d’aller chercher les bénéfices de l’entraînement par intervalles.»

Marier raison(s) et passion

«Pour les familles avec de jeunes enfants, c’est parfois difficile de trouver du temps», convient Marc-Olivier Bouchard. Aussi, plusieurs clubs de course à pied et de vélo offrent des plages parallèles qui permettent d’envoyer les enfants et les parents, chacun de leur côté, pratiquer leur activité physique.

«Pour d’autres, c’est l’aspect social qui prime, et s’ils passent beaucoup de temps au gym, par exemple, c’est qu’ils y ont trouvé des amis, des connaissances, du monde avec qui s’amuser.»

Il s’agit donc de marier raison et passion en trouvant ce qu’on aime faire, les meilleurs moyens de maintenir l’intérêt et donc l’assiduité, et finalement, d’atteindre les objectifs souhaités.

Quels sont-ils? Ça dépend de vous. Mais l’activité physique est une drogue puissante, euphorisante, qui crée une énorme dépendance. Donc, au bout d’un moment, ce ne sont plus les ennuis de santé actuels ou éventuels qui vous motiveront à vous activer. Faire du sport deviendra votre principal objectif. À condition de faire ce que vous aimez, bien sûr.

Partager: