Le poids et le nombre d’heures de sommeil semblent directement liés. Certains chercheurs croient même que l’épidémie d’obésité qui sévit en Occident serait due, en bonne partie, à l’amenuisement du dodo dans nos sociétés.

 Vous voulez perdre du poids? La première chose à faire est simple et ne demande pas de grand sacrifice : allez vous coucher de bonne heure.

Si d’aucuns avaient déjà remarqué que l’appétit croît au lendemain d’une très mauvaise nuit, la science démontre que quelques jours de dérèglement du sommeil suffisent à dérouter les hormones responsables de l’appétit et de la satiété. Le premier est alors stimulé tandis que la seconde… dort au gaz.

Gestion des priorités

C’est la gestion de notre temps qui serait en cause, de manière générale, dans la crise d’obésité qui afflige le monde moderne.

Heures indues de transits inactifs entre le bureau et la maison, activité physique raréfiée, heures de passivité devant des écrans (les effets de la lumière bleue) et temps insuffisant consacré à la préparation de repas équilibrés s’ajoutent au dossier du sommeil.

Ce dernier est aussi affecté par les nombreuses situations anxiogènes qui viennent troubler notre esprit.

D’où l’importance de bouger. Et pourquoi pas, aussi, d’ajouter des pratiques de «déstress» à son quotidien. Comme le yoga ou la méditation pleine conscience. Cette dernière ne nécessite que quelques minutes, et il a été démontré qu’il s’agit d’une pratique bénéfique pour la santé mentale et physique.

Car, comme le montrent les problèmes découlant du manque de sommeil, les deux sont intimement liées.

Le sommeil trompe la génétique

Une flopée d’études tendent dans le même sens, ajoutant au déséquilibre hormonal une série d’autres observations. Un exemple : un individu privé d’un sommeil suffisant aura tendance à choisir des aliments qui sont moins bons pour la santé au moment de s’alimenter.

Selon l’American Heart Association, quelqu’un qu’on prive du tiers de ses heures d’assoupissement consommera en moyenne 500 calories de trop par jour.

Dans l’une des nombreuses études colligées par une revue effectuée à l’Université Laval en 2012, sur une centaine de personnes qui s’étaient soumises à un régime, toutes celles qui dormaient le mieux avaient perdu plus de poids que celles qui comptabilisaient un nombre d’heures d’éveil trop important.

Mais plus intéressant encore : il semble que le sommeil arrive à berner la génétique. Ainsi, une personne qui aurait une tendance héréditaire à prendre facilement du poids parviendrait à tromper sa tare génétique en dormant un peu plus.

Toutes les raisons sont donc bonnes pour se coucher tôt.

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