Faire du bénévolat, c’est bon pour la santé

Le bénévolat nous permet de faire le bien autour de soi, en venant en aide à des gens dans le besoin et en réduisant leur détresse. Mais les chercheurs constatent également qu’il est extrêmement bénéfique pour la santé de ceux qui offrent leur temps et leur gentillesse. Apparemment, le don de soi et la gratitude des autres sont aussi importants pour le bien-être que l’activité physique, la bonne nourriture, et l’abandon du tabac.

Dans des études datant de la fin des années 1990, des scientifiques notaient que les analyses des effets des émotions positives étaient encore très rares. Pendant des années, la psychologie s’était employée à cartographier les afflictions mentales, sans toutefois s’interroger sur l’autre versant du mal : le bien.

C’était normal, dans un sens : il n’y avait rien à guérir, bien au contraire, alors à quoi bon s’en soucier?

Les recherches se sont cependant faites de plus en plus courantes dans les deux dernières décennies. Pas en vain, puisqu’il appert que non seulement les sentiments positifs ne font pas de tort, ils sont même profitables pour la santé. Mentale comme physique.

Et au sommet des gestes qui font le plus de bien, il y a ceux que l’on pose pour les autres, sans attendre rien en retour.

Sinon, bien sûr, la satisfaction intime d’avoir contribué au bonheur d’autrui.

La vitamine du bonheur

Il y a une myriade de raisons qui poussent les individus à faire du bénévolat. Certains veulent rendre service. D’autres se sentent impartis d’une mission humanitaire. Cela donne du sens à la vie. Ou alors, tout bonnement, certains y trouvent un cercle social au sein duquel ils peuvent s’épanouir. Tous ces motifs sont psychologiquement favorables et renforcent une multitude de sentiments positifs.

De plus en plus d’études montrent d’ailleurs que le cerveau bénéficie grandement des gestes de générosité désintéressée.

Les recherches de Barbara Fredrickson, aux États-Unis, sont particulièrement passionnantes, puisque la chercheuse a été parmi les premiers scientifiques à se pencher sur les effets des sentiments positifs. Selon l’universitaire renommée, dont les écrits sont aussi éclairants que populaires, les rapports humains positifs sont une série de micro-moments qui s’accumulent pour former une sorte d’expérience globale qui, par exemple, contribue à tenir la dépression à l’écart et à nous rendre plus résilients.

Pensez à de petites briques qui, ensemble, composent un rempart.

Bref, contrairement à la croyance dominante, s’endurcir la couenne en subissant les affres du destin n’est pas toujours le meilleur moyen de se construire une carapace. Échanger des sourires, faire le bien et récolter de la gratitude, aider des gens que l’on connaît ou qui nous sont étrangers : tout cela nous rendrait plus fort.

Et généralement plus heureux.

Donner du temps pour être en santé

Les experts en neurologie se sont aussi penchés sur les effets du don de soi sur le cerveau. Apparemment, ces derniers sont différents que lorsqu’il est question de prendre du temps de loisir pour son propre plaisir. Moins intense, mais plus durable, le sentiment qui accompagne le bénévolat agirait comme une lame de fond sur l’organisme. Non seulement en ce qui concerne le bien-être psychologique, mais aussi physique.

Les recherches démontrent en effet que les personnes qui font du bénévolat souffrent moins de problèmes cardiaques et de haute pression.

Même qu’elles vivent plus longtemps, avec moins de risques de souffrir de démence.

Donner aux autres… c’est aussi un cadeau pour soi

Pour plusieurs, le temps des Fêtes qui approche est affaire de rituels. Mais dans une société où la religion prend une place décroissante, où les familles sont de plus en plus distantes et éclatées, d’autres gestes, à caractère humaniste, s’approprient un espace grandissant. Surtout afin de créer du sens autour de la fête et de partager des moments qui revêtent une importance certaine.

Avec la multiplication des guignolées et d’événements spéciaux pour venir en aide aux plus démunis et aux esseulés, les occasions ne manquent pas pour s’y initier, et ainsi créer de nouveaux gestes à répéter chaque année.

De plus en plus d’experts en santé publique conseillent d’ajouter le don de soi à sa liste d’actions positives afin de maintenir une bonne santé générale. Parce que faire le bien, c’est aussi se faire du bien.

Plusieurs fois dans l’année, c’est mieux, mais Noël, c’est un bon moment pour s’y mettre. Et y prendre goût.

Pour trouver un Centre d’action bénévole près de chez vous : https://benevoles.ca/volunteer-centres/province/QC

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