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Icentia révolutionne l’électrocardiogramme

En remplacement du traditionnel holter, la compagnie de Québec Icentia propose un patch qui résout tous les problèmes liés à l’utilisation d’une technologie vieillissante et encombrante.

Parmi la panoplie du cardiologue, le holter est l’appareil qui lui permet d’effectuer un diagnostic qui repose sur une observation à moyen et long termes.

S’il soupçonne chez le patient un problème cardiaque comme la tachycardie, il en prescrira l’usage. Même chose pour l’ensemble des irrégularités dans les battements cardiaques (bradycardie, extrasystoles, etc.), de même que pour la détection de signes plus discrets de maladie coronarienne.

Appareil encombrant

Pour prendre des mesures exactes, qui s’étendent sur plusieurs jours et permettent d’analyser le comportent du cœur pendant la nuit, le cardiologue prescrira le port d’un holter.

L’appareil est muni d’électrodes qu’on colle sur la poitrine et qui sont reliées par fils à une boîte de la dimension d’un petit baladeur à cassette (si vous avez l’âge de porter un holter, vous vous souvenez des cassettes). Il permet de faire l’électrocardiogramme du patient en colligeant toutes les données nécessaires, données qui seront ensuite téléversées dans un logiciel afin d’en faire la lecture et l’analyse.

L’appareil est cependant encombrant. Il gêne le mouvement, le restreint parfois, et doit être retourné par le patient à l’hôpital ou à la clinique.

Collez, portez, envoyez

La compagnie technologique de Québec Icentia est parvenue à régler l’ensemble de ces problèmes en créant une option révolutionnaire au holter.

Le CardioSTAT est un système de monitorage prolongé qui ressemble à un patch de quelques centimètres de longueur (140 mm x 32 mm x 5 mm). Ses électrodes, placées à même l’endos du patch, sont collées sur la poitrine, puis on n’a plus à s’en soucier. Il prend peu d’espace, est presque invisible, ne comprend ni fils ni boîte.

«Mieux encore, expliquait le PDG d’Icentia, Pierre Paquet, lorsqu’on l’a croisé lors de l’événement de Québec de l’Observatoire santé de Cossette le 1er juin, les patients n’ont qu’à retirer le CardioSTAT une fois la durée d’analyse terminée, puis ils nous l’envoient par la poste.»

Les techniciens d’Icentia extraient les données, les analysent et les envoient au cardiologue.

«Il n’y a aucun besoin de wifi, d’une application ou autre chose du genre», précise Pierre Paquet. Les personnes âgées qui ne sont pas familières avec les nouvelles technologies ne se sentiront donc pas larguées et n’auront pas besoin d’utiliser d’autre moyen de communication que la poste traditionnelle.

En plus d’être simple d’utilisation, le CardioSTAT permet un monitorage de plusieurs jours, voire d’une semaine. La compagnie croit qu’elle détient là le moyen de détecter la fibrillation auriculaire, cause des principaux accidents vasculaires cérébraux.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca