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La biométrie en santé numérique

La captation, la transmission et l’interprétation des données biométriques sont des enjeux de taille en santé numérique.

La captation, la transmission et l’interprétation des données biométriques sont des enjeux de taille en santé numérique. Trois nouveaux produits, destinés au milieu hospitalier, aux individus et aux enfants, témoignent de l’effervescence dans ce domaine.

Une caméra de signes vitaux

Philips a récemment dévoilé sa nouvelle création destinée au milieu de la santé : une caméra qui, sans contact avec le patient, permet d’obtenir des données biométriques précises.

On parle ici de saturation de l’oxygène dans le sang, de pouls ou de capacité respiratoire, dont les données sont captées depuis l’autre côté d’une pièce, comme dans la vidéo ci-dessous.

Les signes vitaux qui sont mesurés grâce à cette caméra sont habituellement collectés en temps réel par des appareils (liés à des électrodes par des fils) qui peuvent s’avérer intrusifs pour certains patients. Les avantages de ce système sont donc multiples : soulager l’inconfort qui rend le sommeil difficile pour un patient, alléger la tâche ardue de mesurer les signes vitaux d’un grand brûlé, etc.

La précision des outils de MagniWare

En entrevue au magazine numérique TechCrunch, les fondateurs de la compagnie torontoise MagniWare s’avèrent d’une rafraîchissante candeur lorsqu’ils exposent qu’ils ont été ralentis par leur volonté de proposer des outils fiables et des applications qui s’élèveraient au-dessus de la mêlée en matière de mieux-être.

Après s’être aventurés, de manière peu heureuse, sur le terrain des technologies biométriques, les fondateurs de MagniWare ont choisi d’utiliser des technologies existantes. Lire ici : les capteurs de votre téléphone portable.

Leur application Rthm permet de faire le suivi du rythme cardiaque et de quelques données biométriques de base. Elle propose aussi une myriade de conseils santé, un journal, de la méditation comme de la surveillance du sommeil, le tout gratuitement. Le modèle d’affaires de Rthm repose sur l’analyse génétique payante qu’elle propose à ses utilisateurs : une étude permettant d’ajuster ces conseils selon le profil de leur ADN. Sont-ils plus à risque de développer des maladies cardiaques, par exemple? Si c’est le cas, sans le souligner explicitement puisque cela serait inutile (après tout, il ne s’agit pas d’un diagnostic, mais d’une probabilité accrue de développer une maladie), l’application resserre ses conseils santé afin d’être en phase avec cette découverte.

Des peluches qui «surveillent» les enfants

Les toutous de vos enfants pourraient désormais détenir des superpouvoirs bien réels.

Cela, à condition qu’ils proviennent de la marque The Guardian Animals, lancée en Croatie, puis développée à Londres et en Californie. Qu’il s’agisse du lion, de l’ourson ou de la girafe, chacun possède des capteurs qui permettent de mesurer plusieurs signes vitaux des bébés.

La compagnie qui a lancé la ligne de peluches, ID Guardian, est déjà spécialisée dans la fabrication de capteurs biométriques ou destinés à l’Internet des objets. Ses produits ont déjà prouvé leur fiabilité, et l’application qui transmet les données recueillies par les toutous permet de les interpréter et d’offrir un minimum de contexte afin de ne pas alarmer inutilement les parents à la moindre modification.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca