La santé numérique

L’initiative gouvernementale Ma première ligne numérique en santé vise à impliquer directement le patient dans le suivi de son état. Parmi les partenaires, TELUS Santé a participé sur le plan financier afin de propulser des initiatives simples et efficaces qui s’avèrent encourageantes pour la suite des choses.

Encore récemment, on constatait le retard technologique qu’accuse le Québec comparativement à d’autres provinces, principalement l’Ontario, lorsqu’il est question de soins de santé.

«Il s’agit surtout d’un retard dans l’informatisation des hôpitaux, expose Hélène Chartier, directrice communications et marketing chez TELUS Santé. En première ligne, le rattrapage s’opère déjà, et on peut constater qu’une impulsion est lancée, soutenue par les médecins, qui ont décidé d’agir de manière proactive.»

Parmi les manières de combler cet écart, et mieux encore, d’imaginer des méthodes innovantes pour créer un lien technologique avec les patients afin de mieux assurer leur suivi, sept projets ont été mis en place par Ma première ligne en santé numérique.

«Il y avait 11 projets au départ, 7 ont vu le jour, mais il y en a 2 qui sont en quelque sorte nos projets vedettes», relate Mme Chartier. Des projets avec, à l’arrière-plan, le CIRANO et le CEFRIO qui se chargent de la recherche afin de s’assurer de leur viabilité et de leur efficacité.

Le patient comme acteur de son bien-être

«On veut mettre notre technologie à l’œuvre dans des projets d’innovation qui touchent au domaine social», explique la porte-parole de TELUS Santé, avant d’exposer la ligne directrice du programme : «mettre le patient au centre de l’activité d’informatisation, l’impliquer directement pour augmenter la qualité des échanges».

Premier des deux projets phares : un questionnaire informatisé que le parent doit remplir avant la visite chez le pédiatre, réalisé avec la collaboration de la Clinique ANGUS à Montréal. «On nous avait expliqué que, lorsque les questions étaient posées au moment de la visite, une réflexion était nécessaire, des éléments étaient oubliés, et les rencontres étaient donc plus longues, détaille Mme Chartier. L’idée était de créer un dossier électronique dans lequel les parents pouvaient répondre au questionnaire à la maison, en se consultant et en prenant le temps de réfléchir, afin d’échanger ensuite de manière plus efficace avec les infirmières et les médecins.»

Le second projet relève lui aussi du dossier virtuel. Réalisé par le Groupe de médecine familiale La Nouvelle-Beauce avec une clientèle qui comprend plusieurs personnes âgées, dont certaines souffrent de maladies chroniques, il permet au patient (en suivant un protocole établi) de prendre certaines mesures biométriques (poids, glycémie, pouls, etc.) et de partager ces données avec un médecin, qui peut ainsi mieux évaluer l’évolution de la condition de ses patients à distance, et sur une base régulière.

«Ce ne sont pas toujours des initiatives qui réclament une technologie très complexe, souligne la porte-parole. Il nous faut surtout nous assurer, dans ces cas, que la confidentialité est maintenue. Mais le public est avide de ce genre de programme. Et technologiquement, les gens sont prêts. En Beauce, presque tous les patients dans la mise à l’essai du programme se sont présentés avec leur propre tablette électronique.»

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