Le buzz du moment: 4 questions à propos du cannabis

Depuis mercredi, le cannabis est légal au Canada. Au Québec, sa vente est encadrée par l’État, qui détient le monopole de ce commerce afin de mieux encadrer la consommation et la qualité du produit. Mais il reste encore bien des questions auxquelles les gouvernements ont peu ou mal répondu. Elles touchent beaucoup à la santé. En voici quelques-unes, dont les réponses vous donneront l’heure juste.

Quel effet ça fait, fumer du pot?

Le cannabis possède un agent psychotrope actif qui s’appelle le THC (pour tétrahydrocannabinol). Son taux permet de quantifier la puissance de l’effet de la drogue. Sur les fiches de vente de la Société du cannabis du Québec, ce taux est clairement indiqué.

C’est le THC qui provoque les effets euphorisants, calmants et parfois aussi soporifiques du pot, des vaporisateurs ou de l’huile que l’on trouve en succursale. En gros, disons que pour la plupart des utilisateurs, il détend et peut aussi faire rire. Il affecte les sens et modifie la perception du temps en plus d’altérer certaines fonctions intellectuelles. Mais toutes les souches de la plante – dont on fume le plus souvent les fleurs séchées – n’ont pas le même impact. Certaines variétés peuvent être très puissantes, et leur effet si déroutant qu’il peut être assez inquiétant. Heureusement, celui-ci se dissipe assez rapidement lorsque le cannabis est fumé. Mais si vous en consommez par voie orale, le buzz peut s’étendre sur de nombreuses heures.

Si c’est légal, est-ce que ça veut dire que c’est sans danger pour la santé?

Non. La cigarette et l’alcool sont légaux eux aussi. La première est pourtant extrêmement néfaste. Le second peut le devenir en cas d’abus, et ceux-ci sont fréquents. Si on a légalisé le cannabis, c’est parce que sa consommation est déjà très répandue et que le gouvernement souhaitait retirer au crime organisé sa mainmise sur ce produit afin d’en assurer la qualité et d’en restreindre l’accès aux mineurs.

Cela étant dit, fumer du pot est dommageable pour les poumons; inhalé régulièrement, il peut donc être la cause de maladies respiratoires. Chez certaines personnes, il peut provoquer des crises d’angoisse. Il affecte aussi la mémoire et provoque certaines difficultés de concentration. Aussi, chez les personnes prédisposées ou souffrant de troubles mentaux comme la schizophrénie, il peut déclencher des psychoses.

Enfin, il est absolument défendu de conduire un véhicule si on a consommé du cannabis, peu importe la quantité, parce qu’il affecte les réflexes.

Est-ce que je risque de devenir dépendant?

Le cannabis ne provoque pas de dépendance physique. On ne ressent pas de manque, comme pour les opioïdes, mais il peut provoquer une dépendance psychologique. Si vous sentez que vous ne pouvez plus vous en passer, que la drogue est devenue une nécessité dans votre vie, il est temps de consulter auprès d’experts en dépendance. Comme pour toute autre substance psychotrope, tel l’alcool.

Comment dois-je en parler avec mes enfants?

Là, c’est une question bien vaste que nous avons déjà abordée ici. Mais en gros, les spécialistes recommandent d’être honnête dans vos réponses, tout en exposant les dangers que comporte la consommation de drogues ou d’alcool chez les jeunes, sans alarmisme. Ce document fourni par le gouvernement du Canada vous aidera à bien répondre à leurs questions et à mieux comprendre les effets de la drogue chez les plus jeunes qui, cela dit, n’ont pas le droit d’en acheter, d’en posséder ni d’en consommer avant l’âge de 18 ans au Québec. Vous n’avez donc pas le droit de leur en procurer, même si vous êtes leur tuteur ou leur parent.

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