Le HIIT de l’heure

Acronyme de l’expression anglophone High Intensity Interval Training, le HIIT gagne en popularité pour une multitude de raisons. Mais les vertus qu’on prête à l’entraînement fractionné de haute intensité sont-elles valables ? Selon la scientifique du sport Myriam Paquette, il semble bien que oui.

D’abord prisé des athlètes qui l’utilisent afin d’affiner leur pointe de forme, le HIIT se décline désormais d’une multitude manières, exploité autant par les adeptes de cyclisme, de sports de rame, de course à pied ou de crossfit. Y compris monsieur et madame tout le monde, au gym du coin.

Le principe de base est relativement simple : aligner des séquences d’entraînement à haute intensité, d’une courte durée, entrecoupées de périodes de récupération dont la durée oscille généralement de l’égal au double du temps consacré à l’effort (par exemple, après un réchauffement, six efforts intenses d’une minute et six périodes de récupération de deux minutes).

« Mais il existe une infinité de possibilités, selon qu’on souhaite exploiter les zones d’aérobie ou d’anaérobie », explique Myriam Paquette, détentrice d’une maîtrise en science du sport de l’Université Laval, et entraîneur de nombreux athlètes amateurs.

Des bénéfices pour tous, pour tout

La beauté du HIIT, c’est qu’il profite autant au sportif de haut niveau qu’à l’individu qui débute un processus de mise en forme. « Pour une personne sédentaire, peu entraînée, ça permet d’obtenir des gains en moins de temps qu’avec des séances en continu », expose Myriam Paquette, détaillant qu’en quelques minutes d’effort puissant, on obtient des gains analogues à ceux produits pas un exercice constant, mais plus long.

« Pour quelqu’un qui veut perdre du poids, conclut-elle, on cherche aussi à obtenir une dépense énergétique la plus importante possible. C’est doublement le cas avec le HIIT, puisqu’on sait qu’en plus de brûler plus de calories pendant l’effort, il accélère le métabolisme qui, pendant plusieurs heures après l’entraînement, dépense plus d’énergie qu’à l’habitude. » Et donc, même au repos, après le HIIT, on continue de dépenser de l’énergie.

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