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Le Mi Band 2 et l’ère des objets connectés accessibles

Dans un marché saturé de bracelets connectés, le Mi Band 2 de Xiaomi pourrait changer la donne. À condition d’être à la hauteur de ses prétentions, malgré son bas prix et la mauvaise réputation qui le précède.

Parmi les objets connectés les plus populaires, les bracelets de suivi des fonctions vitales occupent le haut du pavé. En 2015, aux États-Unis, les ventes de ces activity trackers ont doublé comparativement à l’année précédente.

Cela, malgré l’arrivée sur le marché de la populaire montre d’Apple et la hausse du prix moyen de ces bracelets, qui a passé la barre des 100 $ US.

Et toujours aux États-Unis, Fitbit détenait l’an dernier 80 % du marché.

C’est ici qu’arrive, non sans fracas et la possibilité d’ébranler cette domination, l’annonce par la compagnie Xiaomi de la sortie de son nouvel émule de Fitbit, le Mi Band, offert à moins de 30 $ US.

À condition que Xiaomi livre la marchandise, puisque les performances n’ont pas toujours été au rendez-vous pour ses produits. Et leur faible coût n’est pas un sauf-conduit pour livrer un outil aux données imprécises, comme c’était parfois le cas autrefois.

Avec ce troisième modèle (contrairement à ce que laisse entendre son nom) de son bracelet connecté, la compagnie souhaite se refaire un nom: écran plat OLED à l’épreuve des égratignures, meilleure précision des données, nouveau bracelet de silicone plus confortable (offert, comme par le passé, dans une panoplie de couleurs vives) et application revampée comptent parmi les améliorations apportées au gadget.

Si le Mi Band 2 est à la hauteur des exigences des clients, il pourrait être ce que le milieu des bracelets connectés attendait. Ou redoutait, c’est selon. Puisqu’il pourrait s’emparer du marché. Voire le faire exploser.

Créer le mouvement

Malgré l’immense popularité des bracelets, ils n’ont pas encore obtenu l’adhésion des masses, contrairement au téléphone portable.

Simple affaire de prix?

Difficile à dire. Mais il n’est pas impossible que ce nouveau produit de Xiaomi, ou d’autres de gamme analogue, permette de démocratiser l’usage des bracelets, en fédérant les consommateurs sceptiques qui refusent encore de dépenser une centaine de dollars pour un appareil dont ils ignorent s’ils voudront, à long terme, continuer de l’utiliser.

Une question qui ne se pose pas à propos des téléphones intelligents.

Car, outre de séduire un nombre plus important de consommateurs, le plus grand défi des fabricants de bracelets est de juguler l’hémorragie de démissionnaires : aux Etats-Unis, le tiers des personnes ayant acheté un objet connecté qui se porte sur le corps en ont abandonné l’usage avant six mois. Pire encore : la moitié des Américains qui se sont procuré un de ces objets l’ont éventuellement laissé tomber.

À plus de 100 $, c’est ennuyeux. Mais essayer un bracelet pour le tiers du prix devient non seulement intéressant, cela peut constituer une voie d’introduction au monde des objets connectés pour les consommateurs plus réticents.

Le Mi Band 2 sera mis en vente au cours des prochains jours en Chine, puis de par le monde à la mi-juin.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca