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Le mois du coeur : les triglycérides

Février, c’est le mois de la santé du cœur. L’occasion de parler prévention, d’expliquer les différents maux qui affligent cette pompe donc chaque battement est synonyme de vie. Aujourd’hui : le problème des triglycérides, avec le Docteur Paul Poirier.

Février, c’est le mois de la santé du cœur. L’occasion de parler prévention, d’expliquer les différents maux qui affligent cette pompe donc chaque battement est synonyme de vie. Aujourd’hui : le problème des triglycérides, avec le Docteur Paul Poirier.

Les triglycérides : définition

«Essentiellement, les triglycérides, c’est une autre sorte de gras», résume le docteur Paul Poirier, cardiologue et responsable du PPMC de Québec, aussi connu sous le nom de Pavillon de prévention des maladies cardiaques.

Un gras qui provient de la transformation des sucres et de l’alcool. Mais aussi de la nourriture.

En soi, un indice élevé de triglycérides n’est pas un facteur de risque, explique le Dr Poirier. C’est à dire qu’il n’existe pas de cause à effet direct avec la maladie cardiaque, «mais c’est l’indice d’un bilan de cholestérol plus perturbé qu’on pense».

«Si on a les triglycérides élevés, et le bon cholestérol qui est bas, là on est à risque.»

Car le bon cholestérol a comme fonction de transporter le gras vers le foie pour qu’il y soit éliminé. Le mauvais, lui, provoque les accumulations dans les artères. Un taux élevé de triglycérides est un indicateur d’un taux de gras élevé dans le sang. Sans le bon cholestérol pour l’éliminer, le problème s’aggrave.

Faire baisser ses triglycérides

«Les causes sont généralement simples, explique le Dr Poirier : mauvaise alimentation et sédentarité, diabète mal contrôlé et obésité.»

«Quand on a des triglycérides élevés en plus d’une importante obésité abdominale, les risques de mortalité sont beaucoup plus grands», détaille-t-il.

En entrevue au Soleil, le docteur Poirier s’est insurgé contre la déresponsabilisation des individus qui se fient aux médicaments pour régler des problèmes de cholestérol qui ne sont pas critiques ou héréditaires. Donc qui sont dus à leurs habitudes de vie.

«Les gens qui vont prendre ces pilules en se disant qu’ils sont capables de manger des cochonneries parce que les pilules s’en occupent et qu’ils pourront éviter un infarctus, c’est faux. C’est une fausse sécurité», a-t-il dit au quotidien.

«Les vraies solutions, ce sont toujours les mêmes, ajoute-t-il pour nous. Il faut changer ses habitudes. Faire de l’exercice, mieux manger. Les médicaments qui font baisser le cholestérol ne font pas baisser les triglycérides.»

Les médicaments constituent donc une fausse sécurité, selon le docteur Poirier, qui milite en faveur d’une prise en charge de sa propre santé. Pas seulement pour désengorger le système. Mais parce qu’il s’agit de la solution la plus efficace.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca