Le Québec traite mal les victimes d’AVC

Par Le Devoir – Au Québec, une minorité de victimes d’un accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) sont traitées « selon les recommandations nationales et internationales ». C’est la conclusion inquiétante d’une étude de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), qui souligne des lacunes importantes dans la prise en charge des AVC. C’est pourtant la troisième cause de décès et première cause d’incapacité grave chez les adultes.

 

Selon les données recueillies en 2013-2014, en raison de divers délais avant et après l’arrivée à l’hôpital, seulement 8 % des patients ont reçu la thrombolyse, un traitement qui permet de dissoudre le caillot qui bloque la circulation sanguine vers le cerveau.

 

Le problème se situe en partie en amont, puisqu’une minorité de patients, soit 35 %, était arrivée à temps à l’urgence pour recevoir le traitement. Mais même parmi ceux qui sont arrivés en moins de 3,5 heures à l’urgence, la cible, seulement 23 % ont reçu la thrombolyse.

 

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