Close up photo of adult female deer tick crawling on piece of straw

Maladie de Lyme : prévention et traitement

Loin du radar il y a seulement quelques années, la maladie de Lyme s’est invitée chez nous. La faute au réchauffement climatique et à une souris à pattes blanches. Mais est-ce grave?

Loin du radar il y a seulement quelques années, la maladie de Lyme s’est invitée chez nous. La faute au réchauffement climatique et à une souris à pattes blanches. Mais est-ce grave? Est-ce que ça se traite? Voici tout ce qu’il faut savoir.

Est-ce grave, la maladie de Lyme?

Assez, oui.

La maladie de Lyme est vieille comme le monde. En fait, l’analyse de certains hommes des cavernes dont on a retrouvé les restes congelés dans les glaciers alpins montre qu’à cette lointaine époque, la bactérie responsable de la maladie existait, et avait été contractée par au moins l’un d’eux. Il a cependant fallu attendre les années 1970 pour l’identifier clairement et donner un nom à la maladie qu’elle cause.

Cette bactérie, la Borrelia burgdorferi, provoque la maladie de Lyme, et cette dernière peut entraîner de nombreuses complications articulaires, cardiaques et neurologiques.

Toutefois, détectée assez tôt, elle se traite avec des antibiotiques.

Quels sont les symptômes?

On attrape la maladie de Lyme en étant piqué par une tique. Les premiers symptômes sont souvent des rougeurs qui apparaissent autour de la piqûre, mais parfois aussi ailleurs sur le corps. Elles sont présentes dans plus de la moitié des cas. D’autres symptômes peuvent apparaître, comme de la fatigue, de la fièvre, des nausées, des maux de tête, des raideurs dans la nuque et des douleurs musculaires.

Est-ce que je peux attraper la maladie de Lyme?

Oui, et maintenant plus que jamais. En 2011, on a répertorié 32 cas au Québec. L’an dernier, en 2015, c’était plus de 150.

Pourquoi? Simplement parce que les porteurs de la maladie se déplacent vers le nord, au gré du réchauffement climatique, à raison d’environ 10 km par année. Et ces responsables, ce sont la souris à pattes blanches, souvent porteuse de la Borrelia burgdorferi, et une tique qui se nourrit de son sang aux premiers stades de sa vie, puis va se nourrir de celui de plus grands animaux, comme les chevreuils et les humains, plus tard dans son cycle d’existence de trois ans.

Désormais, les fameuses souris se retrouvent jusque dans la région de Montréal. Et les tiques, qui peuvent s’accrocher à nous et nous transmettre la maladie, sont présentes dans les sous-bois, les champs et les terrains vagues de tout le sud du Québec.

J’ai une tique sur moi, suis-je malade?

Pas nécessairement. D’abord, toutes les tiques ne sont pas porteuses de la maladie. Ensuite, le processus nécessaire pour percer l’épiderme et atteindre un vaisseau sanguin peut prendre jusqu’à cinq jours. Si on découvre une tique sur soi et qu’elle n’y est que depuis 24 heures, elle n’aura probablement pas eu le temps de transmettre la bactérie – si elle est infectée.

 

 

Alors je fais quoi pour ne pas avoir la maladie?

D’abord, si vous allez faire du vélo de montagne, que vous vous promenez dans les hautes herbes ou arpentez des sentiers où vous êtes en contact avec la végétation, prenez le temps, le soir venu, d’effectuer une bonne inspection corporelle.

Si vous trouvez une tique, ne paniquez pas (voir le point précédent), et sachez que vous pourrez avoir l’heure juste.

D’abord, il faut retirer la tique. Il existe une technique simple mais efficace pour le faire.

Ensuite, placez la tique dans un contenant de plastique, et notez le lieu et la date où vous avez été piqué. Si vous présentez des symptômes de la maladie dans les 3 à 30 jours après avoir été piqué (voir le deuxième point), consultez un médecin et donnez-lui la tique que vous aurez conservée afin qu’il la fasse analyser.

L’émission Découverte s’est penchée sur la maladie de Lyme. Vous pouvez voir ici une entrevue réalisée avec François Milord, médecin-conseil à la Direction de santé publique de la Montérégie. Il explique la nouveauté de la maladie et ses symptômes, ainsi que quelques complications possibles.

 

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca