Réduire le stress des femmes

Pour de nombreuses personnes, le temps des Fêtes est à la fois un moment où on passe en revue l’année qui se termine et une période où on exprime le désir de modifier certains comportements peu souhaitables.

Moins évident et odorant que le tabagisme, pas aussi glamour que de se remettre en forme et de l’afficher partout sur ses réseaux sociaux, réduire son niveau de stress devrait pourtant faire partie de nos priorités en matière de résolutions liées à la santé.

Désormais considéré comme une cause de nombreuses maladies chroniques et un facteur de risque en lien avec le développement de certains cancers, le stress est un des maux du siècle. Et comme on s’apprête à passer du temps avec ceux qu’on aime, il faudrait peut-être se demander si certains membres de la famille n’en souffrent pas plus que d’autres.

Les femmes surchargées mentalement

Les hommes ont beau argumenter qu’ils en font généralement plus à la maison que jamais auparavant, la majorité des responsabilités domestiques reposent encore sur les épaules des femmes.

Selon un rapport des Nations unies, ici, en Occident, les femmes ont toujours la charge de deux fois plus de tâches non rémunérées que les hommes. Donc des corvées.

Et le stress qu’elles doivent subir n’est pas uniquement lié aux tâches ménagères : encore aujourd’hui, la plupart des rendez-vous chez le médecin pour les enfants, l’établissement des menus des repas et nombre de petits détails comme les anniversaires ou les cadeaux à offrir aux hôtes lorsqu’on est invité à souper incombent le plus souvent aux femmes.

Pas toujours? Non. Mais en grande majorité, oui.

Discuter, s’occuper de soi, et changer

Malheureusement, ces comportements sont souvent si ancrés dans les habitudes que même les femmes qui en souffrent ont du mal à voir le problème, ou à lâcher prise.

Le temps des Fêtes peut être l’occasion pour discuter, en famille, des manières de décharger les personnes qui souffrent le plus du stress au quotidien. Car ne l’oublions pas, en plus, celles-ci subissent aussi la pression de leur travail. Elles méritent donc qu’on les déleste d’un fardeau qui ne leur incombe pas plus qu’à d’autres.

Cela signifie parfois que les tâches ne seront pas faites parfaitement, c’est vrai. Du moins, pas selon les standards établis. Il faudra s’y faire, lâcher du lest. Et profiter du temps libre pour souffler un peu. Sinon, à quoi bon?

Faites des listes

Une liste sur le frigo, des occupations équitablement partagées, des enfants, si possible, mis à contribution : tout cela peut favoriser un certain allègement du stress ressenti par les femmes qui, depuis qu’elles ont accédé au marché du travail, cumulent les rôles de mères, de ménagères et de femmes actives.

Comme le disait une journaliste américaine écrivant à propos du concept de charge mentale : le plus dommage, c’est que ce sont encore les femmes qui devront prendre l’initiative de cette discussion afin de changer la donne, et de retrouver un minimum de sérénité.Nike Sneakers

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