Danger of sunburn in direct bright sunshine

Pas grave, le cancer de la peau?

Avez-vous un cancer de la peau? Même si vous vous protégez bien du soleil, ce n’est pas impossible. D’où l’importance de savoir repérer les premiers signes d’un cancer pour pouvoir le traiter rapidement.

Avez-vous un cancer de la peau? Même si vous vous protégez bien du soleil, ce n’est pas impossible. D’où l’importance de savoir repérer les premiers signes d’un cancer pour pouvoir le traiter rapidement. Mais surtout, de se protéger. Parce qu’on a tendance à oublier qu’un cancer de la peau, ça peut nous tuer.

Les cancers de la peau détectés tôt se soignent presque tous très bien. Ce qui n’est pas sans contribuer aux mentalités d’antan, qui ont la peau dure. Sans mauvais jeu de mots. Ainsi, les Québécois se protègent encore mal du soleil, croyant que les conséquences d’un cancer sont toujours bénignes.

En entrevue à l’émission Une pilule, une petite granule, en janvier 2015, le dermatologue Joël Claveau, spécialisé en mélanomes, disait : «On peut pratiquement qualifier ce qui se passe au Québec d’épidémie de cancer de la peau. C’est le cancer qui augmente le plus rapidement.»

Moins protégés qu’au «bon vieux temps»

Le Québec est d’ailleurs la province du Canada où l’on diagnostique le plus de cancers de la peau. Et c’est encore beaucoup parce que les gens refusent d’admettre que la quantité de rayons UV auxquels nous sommes soumis est désormais beaucoup plus importante que par le passé, en raison de l’amincissement de la couche d’ozone.

Une heure sous le soleil aujourd’hui est donc beaucoup plus nocive qu’il y a 20 ou 30 ans. Et s’il était autrefois de bon goût de se faire dorer, on sait maintenant que l’accumulation des rayons UV dans la peau finit par avoir un effet nocif, non seulement d’un point de vue esthétique, mais aussi en matière de facteurs de risque de cancer.

L’autre source de laxisme, c’est la croyance selon laquelle un cancer de la peau est sans grave conséquence. Ce qui, statistiquement, est plutôt vrai. Mais qui a envie de faire partie de la minorité qui en mourra?

Les types de cancers de la peau

On peut ranger, en gros, les cancers de la peau à deux enseignes. D’abord, ceux qui sont le résultat d’importants coups de soleil : les mélanomes. Ceux-là apparaissent le plus souvent sur des zones qui ne sont pas nécessairement les plus exposées, soit sur le torse chez les hommes, et sur les jambes chez les femmes. C’est la forme la plus grave de cancer de la peau.

L’exposition fréquente et répétée au soleil, elle, est à l’origine des carcinomes. Ils sont eux aussi diagnostiqués de plus en plus fréquemment, mais aussi souvent ignorés, ce qui leur permet de s’aggraver et les rend alors plus dangereux.

Le risque et la prévention

Il n’existe pas mille solutions pour éviter les cancers de la peau. D’abord, éviter l’exposition inutile au soleil. Et si on y est : se protéger. Y compris si on marche jusqu’au bureau pendant 20 minutes sans avoir de protection physique, comme une casquette ou un chapeau. Cela peut paraître alarmiste. C’est cependant la réalité de notre monde contemporain : le travail de protection de l’atmosphère est moins efficace qu’autrefois. La meilleure solution demeure encore la crème solaire. (Et non, elle ne donne pas le cancer.)

Si on est sportif ou qu’on travaille à l’extérieur, nos risques de subir un tel cancer augmentent substantiellement.

Autrement, il est primordial, surtout si on a eu beaucoup de coups de soleil étant jeune, et plus encore si on a la peau pâle, d’inspecter sa peau pour y chercher des taches qui peuvent ressembler à des prémices de cancer. Certaines applications permettent d’en suivre le développement, mais il est préférable de rapidement voir son médecin en cas de doute.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca