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Présent et futur des bracelets connectés

Pourquoi les bracelets connectés connaissent-ils une aussi grande popularité? Nous avons demandé à des utilisateurs de nous parler de l’usage qu’ils en font.

Pourquoi les bracelets connectés connaissent-ils une aussi grande popularité? Nous avons demandé à des utilisateurs de nous parler de l’usage qu’ils en font.

On a pu se rendre compte, lors du dernier Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, que les fabricants de bracelets connectés se concentrent de plus en plus sur les fonctions ayant trait à la condition physique.

Qu’il s’agisse d’effectuer un pairage avec un pèse-personne ou simplement d’offrir de nouvelles fonctions (comme un GPS, un capteur de fréquences cardiaques, ou des commodités généralement réservées aux montres intelligentes), l’Internet des objets s’intéresse de plus en plus à la mise en forme, obsession d’une société qui se découvre des habitudes nocives dans la sédentarité et l’alimentation bâclée.

En lien avec un autre article sur les limites de ces gadgets, nous avons demandé à des utilisateurs de nous expliquer l’usage qu’ils en font. Manière de comprendre la popularité de ces objets.

Témoignages

Fabien : «Nous sommes plusieurs à en avoir acheté au bureau. Nous faisons des concours de pas marchés chaque semaine. Je ne regarde pas souvent toutes les données, par contre, et je ne l’utilise certainement pas à son plein potentiel.»

Karim : «J’ai une montre et un pèse-personne connectés. J’avais acheté la montre pour mon sommeil. Ça m’a permis de réaliser que les nuits où je dormais mal, c’était souvent à cause de certains aliments, ou lorsque je mangeais à certains moments plus que d’autres. Mon pèse-personne, lui, est connecté à l’application MyFitnessPal. Ça me permet de suivre ma progression, d’éviter que l’entraînement me fasse prendre trop de masse.»

Craig : «À l’été 2014, j’avais pour objectif de perdre 20 livres. J’ai donc acheté un bracelet et un pèse-personne. Et j’ai utilisé toute la technologie qui va avec : j’enregistrais mes activités, j’entrais les données de tout ce que je mangeais… À la mi-août, j’avais perdu 25 livres. En fait, ça m’a surtout permis de réaliser que ce que je mangeais, et que je croyais santé, était très, très calorique.»

Marie-Sophie : «Je m’en sers pour compter mes pas, car je travaille à la maison, ce qui me rend assez sédentaire. Même si je m’entraîne presque tous les jours, la marche reste importante pour gérer ma masse adipeuse, et le bracelet m’aide à me rappeler de me lever, de ne pas rester scotchée devant l’écran. Idéalement, je fais 10 000 pas par jour. Ce n’est pas énorme. Ça représente environ 50 minutes de déplacements par jour, que je fais à pied.»

D’autres utilités à l’étude

Tout cela est très éclairant et montre bien que l’intérêt des consommateurs pour ce genre d’objets est loin de s’éteindre. D’où l’enthousiasme du marché à produire toujours plus de nouvelles incarnations de ces engins.

Mais d’autres marchés pointent le bout du nez. Non pas celui de la prévention, mais du traitement des maladies. Certains professionnels de la santé commencent ainsi à s’intéresser aux bracelets connectés pour des raisons bien précises.

Par exemple, une étude est actuellement mise en branle afin de munir des patients cancéreux de bracelets Fitbit afin de mesurer leur niveau d’activité physique. Pourquoi? Simplement parce qu’ils répondent mieux aux traitements de chimiothérapie lorsqu’ils sont en bonne forme physique, et qu’il semble que leurs réponses aux questionnaires soient parfois faussées par une autoanalyse erronée.

De plus, croit-on, les bracelets pourraient permettre de détecter un sommeil déficient, un haut niveau de fatigue et aussi de stress.

Les objets connectés font leur entrée à l’hôpital. Et ça ne fait que commencer.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca