Profiter des repas des Fêtes, sans culpabilité

Vous avez fait des efforts toute l’année pour maintenir votre poids, et voyez venir les Fêtes avec une légère anxiété? Normal, la nourriture qu’on sert généralement à ce temps de l’année est sucrée et grasse… et délicieuse! Voici quelques conseils pour ne pas bouder votre plaisir tout en évitant les mauvaises surprises début janvier.

Andréanne Martin et Geneviève Rioux sont nutritionnistes-diététistes à la clinique Nutrisimple. Elles répondent ici à trois questions qui font le tour des principales préoccupations des personnes soucieuses de maintenir leur poids, mais aussi de continuer à se nourrir sainement pendant les Fêtes.

Chaque année, je prends 2, voire 3 kilos pendant les Fêtes. Comment puis-je éviter ça?

«Il est difficile d’échapper aux aliments plus sucrés et plus gras qui nous sont servis durant les Fêtes, alors il serait un peu irréaliste de suggérer le respect de l’assiette santé en tout temps», croit Andréanne Martin.

Ses petits trucs pour le maintien du poids pendant la période des Fêtes :

  • Cessez de manger juste un peu avant d’avoir atteint le signal de satiété. Autrement dit, essayez de manger un peu moins qu’à votre habitude, puisque vous savez que vous mangerez à nouveau un peu plus tard, qu’il y aura de l’alcool en accompagnement ou une portion de dessert au menu.
  • Surveillez principalement les apports en glucides, la grande famille des sucres. La combinaison pâtés, pain, salade de pâtes, pommes de terre, craquelins, desserts, alcool a un impact assez majeur sur le taux de sucre et fait partie des responsables pouvant occasionner une hausse du poids pendant cette période.
  • Profitez des congés pour mettre à l’horaire des activités qui vous permettront de vous dépenser. C’est bon pour le moral, ça tisse des liens et ça ouvre l’appétit!
  • On ne le dira jamais assez : modérer la consommation d’alcool demeure la priorité. Ces calories liquides nuisent au signal de satiété et ne sont nullement nutritives… quoique lentement savourées, elles font partie des aliments plaisir dont on ne doit pas se priver. Contrôlez les quantités : voilà le secret!

Dans les partys, je n’arrive pas à me retenir, tout est trop bon, et je veux tout goûter, même si je n’ai plus faim. On dirait que c’est plus fort que moi. Mais après, je me sens coupable, et physiquement mal… C’est quoi mon problème?

«C’est vrai que c’est souvent difficile de s’écouter dans le temps des Fêtes, surtout devant l’abondance de nourriture, convient Geneviève Rioux. Par contre, se sentir mal physiquement n’est jamais agréable. Comme vous aimez goûter à tout, garnissez votre assiette d’une petite quantité (une bouchée) de chaque mets qui vous donne l’eau à la bouche. Il n’est pas nécessaire de faire une montagne dans notre assiette. Manger lentement et savourer pleinement chaque bouchée permettra de mieux contrôler les compulsions. Profitez du moment pour discuter avec les autres invités», cela occupera votre cerveau à autre chose.

«On ne devrait jamais se sentir coupable, poursuit-elle. Il faut surtout profiter du moment et savourer chaque bouchée au maximum.»

Je suis très soucieux de ma santé, mais en même temps, j’ai envie de m’amuser pendant les Fêtes et de manger des cochonneries que je ne me permets pas habituellement. Comment tracer la ligne? Qu’est-ce qui est acceptable? Un mauvais repas dans la semaine? Deux?

«Il n’y a pas de bonne réponse à cette question, malheureusement, affirme Andréanne Martin. Gâtez-vous avec les aliments que vous désirez et au moment où ça en vaudra vraiment la peine pour vous.»

Sa collègue Geneviève Rioux renchérit : «Vous pouvez effectivement déterminer quelle sera votre gâterie. Par exemple, si vous voulez absolument la tarte au sucre de votre grand-mère qui est la meilleure au monde, optez pour un repas plus léger.»

«Si vous êtes soucieux de votre santé, vous ne vous poserez pas la question à savoir ce qui est acceptable, puisque après quelques repas ici et là qui correspondent moins à votre mode de vie habituel, vous reviendrez naturellement vers vos bonnes habitudes», conclut Mme Martin.

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