Résolutions : n’en choisissez qu’une (1/2)

Les experts en psychologie comportementale s’entendent généralement sur la question des résolutions du Nouvel An : elles sont difficiles à respecter, le plus souvent parce qu’elles sont irréalistes.

Nous avons donc demandé à plusieurs professionnels de la santé de nous proposer une seule résolution pour 2018. Simple, plutôt facile à tenir.

En voici une première livraison. La suite arrivera juste à temps pour le 1er janvier.

NUTRITION

Karine Gravel

Nutritionniste et docteure en nutrition – elle tient un blogue sur le sujet

«Je recommanderais aux gens de prendre le temps de s’écouter davantage pour manger plus intuitivement. Concrètement, on peut considérer ses signaux de faim et de rassasiement pour déterminer la quantité d’aliments qu’on a besoin de manger et le moment où on doit s’arrêter. On peut aussi utiliser ses cinq sens pour savourer pleinement les aliments pendant qu’on mange. Je considère que c’est du temps bien investi pour tendre vers une relation positive avec la nourriture.»

 

SANTÉ GÉNÉRALE

Alain Vadeboncoeur

Médecin, urgentologue, chroniqueur à L’actualité et auteur de plusieurs ouvrages, dont le plus récent : Désordonnances

«Ma recommandation? Marcher, tout simplement. Parce que l’exercice régulier est l’outil de prévention le plus efficace. Et nul besoin de grimper des montagnes ou de courir des marathons pour bénéficier de ses impacts positifs, qui ne sont pas une vue de l’esprit : marcher prolonge la vie et améliore indéniablement la qualité de vie, d’ailleurs plus efficacement que la plupart des médicaments prescrits pour atténuer le risque de maladie cardiaque et d’AVC. Sans parler de ses effets préventifs bien documentés pour l’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’obésité, le diabète, l’hypertension, les chutes chez les personnes âgées, l’humeur, la cognition, l’insomnie, la digestion, le cancer du sein et du côlon, les troubles des lipides sanguins et même l’estime de soi (et j’en passe)! Alors si on peut, il faut aller marcher, plusieurs fois par semaine, une trentaine de minutes. C’est tout ce que je vous souhaite pour la nouvelle année… et toute la vie.»

 

ENTRAÎNEMENT SPORTIF

Maxime Bilodeau

Kinésiologue, auteur d’un blogue sur l’entraînement et journaliste

«Je recommande de placer l’entraînement dans un tout plutôt que de le voir comme un phénomène isolé. À trop compartimenter son quotidien, on finit par se mettre des œillères et perdre de vue le contexte global dans lequel on évolue. Forcément, la pensée en silos mène à commettre des “erreurs” qui peuvent nuire à la forme physique.

Souvent, les faux pas sont le fruit d’automatismes. Comme prendre une Advil avant de s’entraîner pour atténuer une blessure (tandis que les anti-inflammatoires bloquent en partie les cascades d’événements essentiels à l’adaptation), ou abattre une semaine d’entraînement corsée alors qu’on vit beaucoup de stress au boulot, plutôt que de la décaler et alors récolter tous les bénéfices souhaités.

Parfois, dans un contexte plus centré sur la pratique sportive, il importe de réfléchir au rôle de chaque élément de son entraînement, mais comme faisant partie d’un tout. Par exemple : ma musculation, je la fais avant ou après ma séance orientée davantage cardio? Est-ce que les quelques exercices de mobilité et de flexibilité que je fais une fois de temps à autre sont suffisants pour améliorer mon amplitude de mouvement alors que mon emploi exige que je sois assis et statique plusieurs heures par jour?»

 

La semaine prochaine : les résolutions recommandées par Le Pharmachien, Bernard Lavallée, Pierre Boilard, Amélie Beaumont et Marc-André Dufour.

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