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La semaine en santé – 21 janvier

Des étudiants en sciences infirmières qui informent. Des hôpitaux qui conservent leur personnel en mettant les patients de l’avant. De la santé mentale qu’il faudrait bien soigner autrement. Voilà qui fait le tour de notre revue des nouvelles majeures en santé cette semaine.

La santé et la post-vérité

Le Pharmachien fait des petits. C’est au tour des étudiants en soins infirmiers de l’Université Laval de tenter de déjouer l’information inexacte en santé avec le Malin-Firmier. Un blogue, un site Web, une page Facebook et un compte YouTube qui sont consacrés à la vulgarisation d’une myriade de sujets touchant le milieu hospitalier, mais aussi l’ensemble des questions liées à la santé. Un service essentiel : il n’y aura jamais trop de bonne info.

Sur Radio-Canada

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Les soins tournés vers les patients

Au début des années 1980, plusieurs hôpitaux peinent à conserver leur personnel. On donne alors à des chercheurs la tâche de trouver ce qui attire les employés et permet d’assurer leur rétention. Deux idées sortent du lot : un leadership fort. Mais avant tout, une philosophie de soins tournée vers les patients. Trente ans plus tard, Le Monde expose le bilan positif de ce tournant pour ce qu’on appelle les magnet hospitals, ou hôpitaux magnétiques. Au même moment ou presque, l’OCDE, lors d’un forum à Paris, réclame que les patients retrouvent leur place au centre du système de santé. Bel adon.

Le forum de l’OCDE, sur Radio-Canada International

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L’accessibilité en santé mentale

Un peu agacé par l’injonction lancée aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale pour qu’elles réclament de l’aide, le chroniqueur Patrick Lagacé expose comment le système néglige la santé mentale, rendant cette aide excessivement difficile à obtenir. Même quand on la demande et qu’on supplie. Il fait ainsi écho à un article publié chez nous, la semaine dernière, où le Dr David Lussier soulignait la difficulté d’obtenir de l’aide psychologique. De plus en plus de voix s’élèvent pour signaler qu’il s’agit là de l’angle mort du système de santé.

Sans faire de lien direct, une étude publiée dans les derniers jours expose qu’un nombre important de jeunes diagnostiqués pour un TDAH sont soumis à un régime d’antipsychotiques dont ils n’ont pas besoin, et qui entraîne d’importants effets secondaires. Est-ce que les médecins, faute de services en psychologie ou en psychiatrie, prescrivent plus de médicaments pour pallier le manque?

La chronique de Patrick Lagacé

Notre entrevue avec David Lussier

L’étude sur le TDAH et les antipsychotiques, dans L’actualité

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca