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Un métronome pour soigner le Parkinson

Depuis une trentaine d’années, le rythme des métronomes est utilisé en physiothérapie afin de stimuler la motricité. L’application Beats Medical permet de transposer la séance de physio à la maison. Chaque jour.

Pour les personnes souffrant de la maladie de Parkinson, il est impératif de bouger. Celles qui pratiquent un sport sont encouragées à poursuivre leur activité. Les moins actives sont chaudement invitées à prendre part à des séances de physiothérapie, mais aussi à se mettre à la marche, par exemple, puisqu’il semble que le mouvement soit aussi efficace que la médication dans le ralentissement du développement de cette maladie dégénérative.

Le métronome

Certains physiothérapeutes utilisent la danse afin de stimuler la motricité des patients. D’autres les font taper des mains. Enfin, plusieurs choisissent le rythme du métronome. Une pratique dont l’effet bénéfique a été démontré chez plusieurs patients (quoique pas tous), et dont il appert qu’elle restitue au cerveau sa capacité de mouvoir le corps de manière efficace, sans effort trop important ou douloureux.

En gros, le rythme aurait comme fonction de court-circuiter le message du cerveau qui paralyse les muscles, et de rétablir ses fonctions de gestionnaire de la motricité, affectées par la maladie.

Cette pratique a permis à plusieurs patients d’améliorer leur mobilité, leur indépendance, et de réduire plusieurs symptômes. Et donc, de jouir d’une meilleure qualité de vie.

L’application

Développée par un physiothérapeute qui souhaitait offrir à ses patients la possibilité de poursuivre le traitement à la maison, Beats Medical propose aux malades de mettre leurs écouteurs et de discrètement s’imprégner du rythme proposé chaque matin, selon leur état du jour.

Une série de questions permet à l’appli de jauger si le patient connaît une bonne ou une mauvaise journée, puis de proposer le traitement conséquent. On peut aussi s’en servir comme d’un système de rappel pour la prise de médicaments et comme journal afin de mesurer ses progrès.

À 1 euro (1,44 $CA) par jour, toutefois, ce n’est pas l’application la moins onéreuse qui soit. Mais son coût se compare très avantageusement à celui d’une seule séance de physiothérapie par mois au privé.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca