Une assurance voyage pour la santé

Vous partez à l’extérieur du Québec cet été? Mieux vaut prévoir une assurance santé. Parce que les accidents, ça arrive. Et les hôpitaux à l’étranger, ça coûte une fortune. Littéralement.

Une cheville foulée. Un doigt cassé. Une lacération au bras. Les blessures ne se produisent pas qu’à la maison. Peu habitués à payer de notre poche pour des soins médicaux, nous oublions parfois qu’ailleurs qu’au Québec, il nous faut débourser pour ceux-ci. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas entièrement remboursés par l’assurance maladie collective à laquelle nous souscrivons tous.

«Il faut d’abord comprendre une chose, explique Philippe Coulombe, courtier en assurances. Hors de la province, vous êtes quand même couvert par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) en cas de blessure. Mais comme les frais hospitaliers sont beaucoup moins élevés ici que dans la plupart des autres pays, elle ne remboursera que ce que l’intervention aurait coûté dans un hôpital d’ici.»

La différence, parfois énorme, est donc assumée par un assureur privé. À condition d’avoir recours à ses services pour une assurance voyage.

«Je pense, par exemple, à un ami qui s’est cassé une côte en ski aux États-Unis, illustre l’expert en assurances. La RAMQ a remboursé 1500 $, mais la facture de l’hôpital était de 7500 $.» Son assureur a couvert la différence.

Une assurance santé pour avoir l’esprit tranquille

Il n’y a pas que les sportifs qui doivent se munir d’une assurance voyage comprenant un volet santé : n’importe quelle chute, aussi banale soit-elle, peut se transformer en cauchemar financier pour celui qui, en plus, voit ses vacances gâchées par sa mésaventure.

«J’ai vu des gens faire des accidents et se retrouver avec 100 000 $ de frais à payer. Ils ont dû organiser des collectes de fonds pour éponger leur dette», raconte Philippe Coulombe. Le genre de situation facile à éviter.

«Plusieurs cartes de crédit comprennent déjà une offre d’assurance voyage», rappelle M. Coulombe. Il faut cependant consulter les détails de ces ententes. Certaines sont excessivement permissives, d’autres très restrictives. Des données comme l’âge et la durée du voyage peuvent en limiter la couverture.

Ce qu’il faut chercher dans une assurance santé

«En gros, au moment de se procurer une assurance, il faut d’abord consulter la liste des exclusions», insiste le courtier. Vous partez faire de la plongée, de l’escalade, du parapente, ou une compétition sportive aussi peu dangereuse qu’un demi-marathon? Assurez-vous que ce type d’activité ne fait pas partie des motifs de non-couverture en cas d’accident.

Autrement, une assurance de base devrait comprendre 5 millions de dollars de protection, de même que le transport en ambulance, le transport aérien et le rapatriement.

«L’idéal, surtout si on voyage souvent, c’est de se procurer un forfait annuel qui permet de partir de deux à trois semaines à chaque voyage, suggère Philippe Coulombe. C’est abordable, et ça permet de partir l’esprit en paix.»

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