Vaccin grippal: peu importe la souche?

Si vous lisez ou entendez aux nouvelles que les souches de grippe qui circulent chez nous ne sont pas celles qui ont été employées pour concevoir le vaccin annuel, devriez-vous tout de même vous le faire administrer?

Avant de répondre, rappelons d’abord comment sont fabriqués les vaccins contre la grippe.

Chaque année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consulte un réseau de surveillance afin d’identifier les souches de grippe en circulation. En février, se basant sur les types de grippe qui circulent dans l’hémisphère Sud, les experts mandatés par l’OMS émettent des prédictions qui sont employées par les laboratoires qui devront ensuite élaborer le vaccin.

Comme plusieurs mois sont nécessaires pour sa production, on ne peut pas attendre de constater quelles souches seront dominantes dans la partie nord du globe, une fois l’automne arrivé chez nous. Il est donc possible que, parfois, les prédictions soient erronées et que le vaccin ne soit pas optimal.

«Dans ce cas-là, c’est vrai qu’il sera moins efficace, confirme la docteure Alexandra Shema Bwenge. Mais ça ne veut pas dire que la vaccination est inutile pour autant.»

Donc, devrait-on être vacciné, peu importe la souche?

«Si on fait partie des personnes à risque : oui. Si on est un professionnel de la santé : oui. Si on est un proche d’une de ces personnes : oui. »

«D’abord, expose la médecin de famille qui pratique à l’urgence de Hawkesbury, en Ontario, il faut se souvenir qu’il n’y a pas que trois ou quatre souches en circulation. Il y en a plusieurs. Et il existe aussi ce qu’on appelle une protection croisée, c’est-à-dire que même si les souches dominantes ne sont pas les mêmes que celles qui ont été employées pour concevoir le vaccin, ce dernier offre quand même une certaine protection.»

À risque de quoi, au juste?

Si le vaccin est recommandé pour tous les individus, à risque ou non, il l’est en particulier chez les personnes à risque de connaître des complications en cas d’infection. On désigne ainsi ceux et celles dont le système immunitaire est affaibli, les gens âgés et les personnes qui souffrent de maladies chroniques.

Bon à savoir :

Les bébés de moins de 6 mois ne doivent pas être inoculés, car l’efficacité de la protection n’a pas été démontrée chez eux.

Le vaccin prend environ deux semaines avant d’être parfaitement actif.

Il a une durée de vie utile de plus ou moins 6 mois.

Pour plus de détails, visitez le Portail santé et mieux-être du gouvernement du Québec.

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