Venir à bout du blues de l’automne

On n’en conteste pas l’existence, au contraire : la dépression saisonnière est bien réelle. Elle toucherait entre 5 et 20 % de la population (les chiffres varient énormément selon les sources). Mais ses causes exactes demeurent une énigme pour les scientifiques.

Reste que certains facteurs, en lien avec le passage de l’été à l’automne, peuvent être associés à type dépression qui perturbe généralement de manière analogue ceux qui en sont affectés. Soit par un manque d’énergie malgré une augmentation de l’appétit, et aussi par une déprime dont le degré diffère d’un individu à l’autre. Plusieurs femmes et hommes se sentent extrêmement fatigués, bien qu’ils dorment autant sinon plus qu’à l’habitude. La motivation au travail décline, ils sont moins efficaces. Et parfois, la libido suit la même pente descendante.

Bref, ce trouble associé à la dépression est une véritable plaie.

En prenant en compte ce qui change, l’automne, dans l’environnement de toutes les personnes affectées (les heures d’ensoleillement en tête de liste), on peut proposer une série de pistes de solution afin de contrôler ce pénible état, ou mieux encore, de le surmonter.

Si vous souffrez de dépression saisonnière, nous vous conseillons de…

… sortir jouer dehors

Avec la luminosité décroissante et la baisse des températures, certains ont tendance à mettre fin à leurs activités extérieures. Les vélos sont rangés. Le froid décourage de sortir marcher. Pourtant, bouger et respirer l’air frais est vivifiant, et favorable à la bonne humeur (sans parler des bienfaits cardiovasculaires et métaboliques).

Profitez de l’heure du midi, alors que le soleil est à son zénith, pour jouir du moment le plus chaud de la journée et faire le plein de vitamine D, qui vient parfois à manquer lorsqu’on passe moins de temps hors des murs. Hélez un collègue, entraînez-le dehors, et parlez d’autre chose que du travail pour vous changer les idées, du même coup.

Sortez marcher avec les enfants. Allez en forêt, occupez-vous de votre terrain ou aidez un parent à l’hivernation de ses plantes et de son jardin. La fatigue que vous ressentirez ensuite vous semblera autrement agréable. Et le contact avec la terre est souvent un puissant régulateur d’humeur.

… faire entrer le soleil

Vous souffrez du manque de lumière lorsque les jours raccourcissent? Si la marche du midi ne suffit pas, ouvrez grand les stores et les rideaux, et orientez le mobilier à la maison et au bureau pour que votre environnement baigne dans les rayons solaires.

Si ce n’est toujours pas assez, munissez-vous d’une lampe de luminothérapie d’une puissance de 10 000 lux. Il s’agit d’une solution de remplacement très efficace pour plusieurs individus.

… limiter votre consommation d’alcool

L’alcool est un dépresseur. L’euphorie fait vite place à l’abattement. Inutile d’en rajouter une couche, ne croyez-vous pas?

… manger pour charger vos batteries

Le réflexe, lorsqu’on se sent las, est souvent de se tourner vers des nourritures réconfortantes. L’ennui, c’est que celles-ci prennent d’ordinaire la forme de malbouffe : des aliments auxquels il ne reste que le goût, racoleur de papilles, et très peu de nutriments.

Ces plats assouvissent notre désir de récompense (d’autant que le blues automnal s’accompagne souvent d’une envie de glucides et de gras, tous deux associés au plaisir dans nos cerveaux), mais à la longue, ils ne favorisent qu’une chose : la prise de poids.

La bouffe de réconfort peut toutefois adopter des formes beaucoup plus saines. Pensez légumes de saison (carottes, pommes de terre, courges, betteraves, brocolis, choux-fleurs, etc.), donc bouillis, mijotés accompagnés de salades fraîches, garnies de radis, de concombre et d’un peu de fromage.

Remplacez au moins un de vos desserts du jour par un fruit riche en vitamine C ou en flavonoïdes. Cuisinez avec des légumineuses, sources faramineuses de vitamines et de minéraux essentiels, comme le magnésium (essayez un couscous avec aubergine, carottes, zucchinis, oignons…).

Mangez des noix pour vos collations, mettez-les dans un yogourt riche en protéines et faible en sucre pour combler votre appétit tout en évitant les calories vides.

Des pommes, c’est bon, et c’est bourré d’antioxydants. Le thon, lui, est une excellente source de vitamine D. Ajoutez-y de l’avocat, qui, en plus d’être très nutritif, vous permettra d’ingérer de bons gras, favorables à la sensation de satiété.

Et la fin de semaine, cuisinez ce grand et magnifique gâteau qui vous fait envie, et coupez-vous-en une part sans trop vous priver. Avec un verre de lait fortifié de vitamine D, tiens.

… vous faire du bien

Les jours de pluie, profitez-en pour vous détendre, regarder des films, lire. Faites-vous masser, organisez une journée au spa avec les amis, voyez du monde, sortez souper à l’extérieur.

… prendre tous les moyens pour en venir à bout

Si rien de tout cela ne fonctionne, que vous vous sentez profondément accablé, n’hésitez surtout pas à parler à votre médecin et à consulter un spécialiste en santé mentale. Qu’elle soit saisonnière ou pas, on ne rigole pas avec la dépression. Il faut la soigner.

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