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Vivez en pleine conscience

Tout l’été, nos articles portent sur des gestes que vous pouvez poser et des attitudes que vous pouvez adopter dès maintenant pour prendre votre santé en main. Cette semaine: apprenez à faire les choses en pleine conscience.

Au discours dominant d’une époque qui n’en a que pour le multitâche et où tout le monde se dispute notre attention, la pleine conscience répond en proposant de ne faire qu’une chose à la fois, et de s’y consacrer entièrement. Il s’agirait même d’une des clés du mieux-être tant convoité. Autant sur le plan physique que psychologique.

Envie de vous y mettre? Voici de quoi il s’agit exactement.

Les bienfaits avérés de la méditation

Depuis plusieurs années, les études sur les bénéfices de la méditation s’accumulent et se recroisent. Les résultats sont pour la plupart probants : méditer permet d’évacuer le stress, d’être plus productif, et en meilleure santé générale.

C’est pour cela que de plus en plus de professionnels de la santé, y compris des cardiologues, prescrivent la méditation en pleine conscience comme traitement préventif.

Adopter la pleine conscience

La méditation en pleine conscience est simplement un type de méditation qui prend sa source dans le mouvement de la pleine conscience. Les deux termes ne sont donc ni synonymes ni indissociables.

Car il existe plusieurs formes de méditation. Certaines, les plus connues, remontent à la source de la tradition bouddhiste. Quant au mouvement pleine conscience, il est laïque, et peut s’appliquer à une multitude d’activités. Pour le résumer simplement, disons qu’il prône la réduction des sources de distraction afin qu’on vive une seule expérience à la fois.

Si on mange, donc, on se concentre sur l’action de manger, le goût de la nourriture, les sensations du corps en général. On évite de trop parler. Et, pire encore, de se distraire en regardant la télé ou en lisant les journaux.

L’objectif est d’apprécier chaque moment et de s’y consacrer afin d’en profiter et de réduire le stress inhérent à la pratique du multitâche.

Les distractions nous nuisent

Même si la pratique de la pleine conscience peut paraître farfelue, même rétrograde, force est d’admettre que notre capacité de concentration tend à décroître avec l’ajout de nouvelles sources de distraction.

Nous regardons désormais la télé avec nos téléphones à la main, répondant à des messages sur les réseaux sociaux, ou butinant d’un site à l’autre. Selon un nombre de plus en plus important d’études, cette manie serait nocive pour notre créativité et, plus généralement, notre santé mentale. Il s’agirait en fait d’une pratique encore plus nuisible à la concentration et au QI que la consommation abusive de marijuana.

Nos sources d’information multiples font de nous des zombies. Nous sommes partout à la fois, et nulle part.

De même, l’épidémie d’obésité qui frappe le monde entier est non seulement due aux aliments transformés et aux bas prix de la nourriture de mauvaise qualité, mais aussi à la manière dont nous mangeons.

Nous prenons de plus en plus souvent nos repas à la sauvette. Dans les transports, devant la télé, et rarement en famille.

La plupart des experts en nutrition s’entendent pour dire qu’il s’agit là d’une des conditions pour trop manger : ne pas être conscient de ce que nous faisons. Ainsi, nous nous empiffrons en avalant à toute vitesse, sans prendre le temps de savourer ou de partager ce moment agréable avec d’autres.

Vaincre le stress

Même si elle s’inspire de courants de pensée orientaux en lien avec la religion et peut parfois prendre l’apparence d’une saveur du moment au rayon du nouvel âge, la pleine conscience a démontré son efficacité afin de réduire le stress que nous subissons quotidiennement.

En laissant notre esprit en proie au déferlement des pensées qui surgissent constamment, sans jamais prendre de recul, nous nous plaçons dans un état de stress permanent.

Or, le stress nous tue à petit feu. Il est désormais considéré comme responsable – au moins en partie – de nombreuses maladies, allant de la dépression au cancer, en passant par divers troubles cardiovasculaires.

En cette époque rongée par le stress, où notre attention est sans cesse convoquée ailleurs qu’à exécuter la tâche que nous sommes venus accomplir, la pleine conscience est une manière de résister pour être mieux dans son corps et dans sa tête. Et, plus simplement, pour profiter de la vie, un instant à la fois, ici et maintenant.

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David Desjardins
Contributeur fréquent à L'Actualité, à Vélo Mag et à Entrée Principale à Radio-Canada, David Desjardins est le rédacteur en chef de NotreSanté.ca