Vos enfants passent-ils trop de temps devant un écran?

C’est parfois, a-t-on le sentiment, la seule manière d’obtenir un peu de répit comme parent : installer notre enfant devant l’un des nombreux écrans qui habillent le décor de notre quotidien. Téléphone portable, tablette, ordinateur, télévision…

Mais il appert que, si les émissions, jeux et autres divertissements qu’ils y consomment peuvent favoriser l’apprentissage, l’excès a des conséquences néfastes sur leur santé.

Afin de faire le point sur la question en employant de véritables études scientifiques pour appuyer ses recommandations, la Société canadienne de pédiatrie a publié un document dans lequel elle détaille les effets de ce qui n’est déjà plus une nouveauté technologique dans nos vies. Elle propose aussi quelques bonnes pratiques à adopter pour éviter les dérives.

Des écrans partout

Avant, il y avait la télé. Plusieurs parents sont demeurés scotchés devant pendant des pans entiers de leur enfance, c’est bien vrai. Mais les écrans nous suivent désormais partout. Dans l’auto. Au parc. Dans les salles d’attente. À l’épicerie.

Trop pour la santé

En 2014, on constatait que les jeunes de 2 à 5 ans passent plus de deux heures par jour devant un écran en moyenne. Selon les directives en matière de comportement sédentaire, cette activité ne devrait pas meubler plus d’une heure quotidiennement chez les enfants de cette tranche d’âge.

Les effets positifs pas totalement démontrés

Les études qui évaluent l’influence favorable sur le développement du cerveau des enfants qui regardent des écrans et interagissent avec eux sont encore trop limitées. On ne peut donc pas parler d’un contrepoint positif aux effets clairement nocifs de la passivité qu’entraîne leur usage excessif.

Le faire avec eux

Pour que les plus jeunes enfants comprennent bien ce qui se passe dans l’écran et qu’ils en tirent profit, ils doivent le regarder avec un adulte. Surtout s’il s’agit de contenu éducatif. L’appareil électronique ne devrait donc pas constituer un «parking» à marmots, mais un outil d’apprentissage qui doit être non seulement supervisé, mais dirigé par la personne responsable. Il faut poser des questions, mettre en contexte, expliquer, sinon l’information est rarement assimilée.

L’importance du contrôle parental

Ce que montrent les études, c’est que le développement psychosocial se fait bien plus efficacement chez les enfants qui interagissent avec leur entourage lors d’activités familiales et à la garderie.

Par activités, on entend les rendez-vous du quotidien, comme les repas. Aussi, les parents devraient limiter et contrôler l’utilisation des écrans pour les exclure de ces moments de temps partagé.

L’obésité

L’Observatoire des tout-petits publiait récemment une étude sur les enjeux de santé des enfants. Il appert que le surpoids des moins de 5 ans est un problème croissant auquel n’est pas étrangère l’inactivité physique qu’amène l’usage trop important d’écrans.

Seulement 15 % des jeunes Canadiens respectent les normes en matière de comportement sédentaire.

Donner l’exemple

Les parents ont aussi un problème d’écrans. Selon eMarketer, les adultes américains passent plus de 4 heures par jour à consulter leur téléphone portable. C’est en plus des tablettes, de la télé et de leur ordinateur.

Or, nos enfants nous imitent et il est bien difficile de réclamer d’eux un comportement que nous ne pouvons pas adopter nous-mêmes.

Parmi les recommandations des pédiatres, au-delà du contrôle parental sur les heures d’utilisation, de la supervision de la nature des contenus consommés et du maintien d’un temps de famille de qualité, il y a aussi l’importance de donner le bon exemple.

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